HYDROCARBURES

L’actualité stratégique des hydrocarbures en Afrique

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Muanda après pétrole : l’électrification au cœur de la troisième édition de la conférence scientifique

PHOTO/Vue d’ensemble de la conférence scientifique MAP 2éme Édition Face à l’épuisement progressif des ressources pétrolières, aux profondes mutations du secteur énergétique mondial et aux exigences du développement durable, il devient impératif de repenser l’avenir économique et social du territoire de Muanda. Berceau de l’industrie pétrolière en République démocratique du Congo, Muanda est aujourd’hui appelée à préparer sa transition vers un modèle de développement plus résilient, inclusif et durable. C’est dans cette perspective que la plateforme Focus Hydrocarbures SARLU, initiatrice de la conférence scientifique « Muanda Après Pétrole (MAP) », organise la troisième édition de ces assises qui se tiendront du lundi 24 au mardi 25 août, à l’hôtel Bevior de Muanda. Placée sous le thème : « L’électrification comme moteur de développement durable de Muanda : défis, opportunités et perspectives pour l’après-pétrole », cette rencontre scientifique réunira les décideurs publics, les acteurs du secteur privé, les chercheurs, les universitaires, les experts, les étudiants, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers ainsi que les communautés locales afin de réfléchir collectivement aux solutions susceptibles d’accompagner la transformation économique de Muanda. L’objectif principal de cette conférence est de créer un cadre de réflexion et d’échanges permettant d’identifier des stratégies durables fondées sur l’accès à l’électricité comme levier de développement. Les travaux porteront notamment sur les mécanismes pouvant favoriser l’industrialisation, le développement des petites et moyennes entreprises, la modernisation des activités artisanales, l’amélioration des services sociaux de base ainsi que l’attractivité économique du territoire dans le contexte de l’après-pétrole. Le déficit de la desserte en électricité demeure l’un des principaux freins au développement de Muanda. Malgré son immense potentiel économique et son rôle dans la production pétrolière nationale, le territoire continue de faire face à un accès limité à une énergie fiable et durable. Cette réalité freine l’essor des activités industrielles, agricoles, artisanales, commerciales et touristiques. La conférence entend ainsi proposer des recommandations concrètes et des stratégies adaptées afin de faire de l’électrification un véritable catalyseur du développement territorial. Au cours de ces deux journées, les participants prendront part à des conférences inaugurales, des panels scientifiques, des communications orales et affichées, des tables rondes multisectorielles, des expositions technologiques, des sessions de networking ainsi qu’à un atelier consacré à l’élaboration des recommandations finales destinées aux pouvoirs publics, aux partenaires au développement et aux investisseurs. Au-delà des échanges scientifiques, cette troisième édition ambitionne de favoriser la mise en place de partenariats durables, de promouvoir les investissements dans le secteur de l’énergie et de contribuer à la définition d’une vision partagée du développement de Muanda après l’ère pétrolière. La participation est ouverte à toutes les personnes et institutions intéressées, notamment les administrations publiques, les entreprises privées, les chercheurs, les universités, les étudiants, les experts, les ONG, les ASBL, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers, les sponsors ainsi que les communautés locales. Disons-le, Muanda mérite mieux, faisons de l’électrification le moteur d’un développement durable et d’un nouveau départ pour après le pétrole. Moïse ILUNGA

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Accord RDC-USA : Le corps de l’élite scientifique de l’UDPS apporte la lumière

Les 22 et 23 juin, l’Hôtel Hilton de Kinshasa a abrité une grande conférence scientifique sur le thème : Partenariat stratégique RDC-USA : enjeux, opportunités et appropriation effective. Cette troisième édition a été organisée par le Corps de l’Élite Scientifique de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS – structure rattachée à la présidence du parti. Elle a réuni des professeurs d’universités, chercheurs et experts de différents domaines. Objectif : apporter une réflexion scientifique sur cet accord et vulgariser son importance capitale auprès de la population. Plusieurs thématiques ont été abordées : éducation, science et technologie, gouvernance, sécurité et défense, mines et ressources naturelles, industrie, économie, commerce, relations internationales, ainsi que les infrastructures. Dans leurs interventions, professeurs et experts ont démontré la quintessence de cet accord stratégique qui renforce le pays sur les plans diplomatique, sécuritaire et économique. À travers cet accord, il est prévu : le financement de nouvelles campagnes d’exploration ; la numérisation des données géologiques ; le développement des infrastructures ; la création d’une chaîne de valeur locale autour des minerais stratégiques ; une meilleure traçabilité des minerais. Clôturant les travaux de cette grande conférence, le Coordonnateur National du Corps d’élite scientifique de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le Docteur Donat Soft MUKUNA a souligné l’importance de ces assises qui offrent un cadre scientifique de réflexion sur les grands enjeux de l’heure pour le pays. Il a précisé que les recommandations et propositions formulées au cours de cette troisième édition ainsi que celles des éditions précédentes, seront compilées dans un ouvrage qui sera publié incessamment afin de le transmettre aux autorités politiques. Bénédicte MONI

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Conférence USA-RDC: Donat KAMPATA plaide pour une meilleure maîtrise des données géologiques

PHOTO/Professeur Donat KAMPATA lors de son exposé Le corps d’élite scientifique de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a organisé du 22 au 23 juin à l’hôtel Hilton de Kinshasa, une grande conférence consacrée aux enjeux, défis et perspectives de l’accord stratégique signé en décembre dernier entre la République Démocratique du Congo et les États-Unis d’Amérique. Cette troisième édition a réuni des chercheurs, professeurs des universités et experts autour de plusieurs thématiques dont, la science, l’éducation, la technologie, la gouvernance, la sécurité et défense, les mines et ressources naturelles, l’économie et commerce international ainsi que les infrastructures. Plusieurs intervenants ont défilé pour exposer sur les différents thèmes parmi lesquels figurait le Professeur Donat KAMPATA, Doyen de la Faculté du pétrole, gaz et énergies nouvelles de l’Université de Kinshasa. Dans son exposé centré sur la cartographie et l’exploration des ressources naturelles et minières. Le professeur a mis en lumière l’immense potentiel géologique de la RDC particulièrement en ce qui concerne les minerais critiques indispensables à la transition énergétique. Il poursuit en affirmant que malgré cette richesse exceptionnelle, le pays peine encore à tirer pleinement profit de ses ressources minières. Il attribue cette situation à trois causes dont l’insuffisance des données géo scientifiques; l’abandon des activités d’exploration et la persistance de la fraude minière. Le Professeur KAMPATA a tracé l’histoire en rappelant que la plupart des gisements actuellement exploités ont été découverts pendant la période coloniale et après l’indépendance les entreprises publiques héritées de cette époque se sont retrouvés en difficulté de production ouvrant ainsi la voie à des partenariats avec les investisseurs privés. L’Expert a également abordé la problématique du Fonds Minier, qui devrait selon lui contribuer davantage au financement de la recherche géologique et des activités d’exploration mais cela ne se fait pas. Il estime, tant que la RDC ne disposera pas des données géo scientifiques fiables et certifiées lui permettant d’évaluer avec précision la valeur réelle de ses gisements, elle continuera à concéder certains titres miniers à des prix inférieur à leur valeur réelle du marché, entraînant ainsi des pertes de recettes pour l’État. Reconnaissant le coût élevé des travaux de recherche et d’exploration surtout dans un territoire aussi vaste que la RDC, le Professeur Donat KAMPATA plaide pour l’affection effective d’une partie des ressources du Fonds Minier à la recherche et exploration afin de doter le pays d’une cartographie géologique nationale moderne et certifiée en vue de mieux déterminer la valeur réelle du marché de nos gisements. Clôturant les travaux de cette grande conférence, le Coordonnateur National du Corps d’élite scientifique de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le Docteur Donat Soft MUKUNA a souligné l’importance de ces assises qui offrent un cadre scientifique de réflexion sur les grands enjeux de l’heure pour le pays. Il a précisé que les recommandations et propositions formulées au cours de cette troisième édition ainsi que celles des éditions précédentes, seront compilées dans un ouvrage qui sera publié incessamment afin de le transmettre aux autorités politiques. Moïse ILUNGA

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Kinshasa : le ravitaillement en carburant perturbé, de longues files d’attente observées

La journée du mardi 16 juin a été marquée par de longues files d’attente dans plusieurs stations-services de Kinshasa, en raison des difficultés d’approvisionnement en carburant observées dans la capitale. Face à cette situation, la Ministre d’État, Ministre des hydrocarbures Acacia Bandubola, s’est entretenue avec les opérateurs pétroliers afin de décanter rapidement cette perturbation. À l’issue de ces échanges, les opérateurs ont assuré qu’une reprise à la normale devrait être observée dans les prochaines 24 ou 48 heures. Selon les professionnels du secteur, cette situation résulte de la suspension de l’avantage du régime de dépôt décadaire de la déclaration ainsi que du paiement mensuel des droits, taxes et redevances accordé à certaines sociétés commerciales pétrolières. Suite aux difficultés observées sur le terrain, le Directeur Général de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) a réagi à travers la note N°DGDA/DG/DGA.T/DHM/DG/191/2026 adressée aux directeurs centraux et provinciaux. Dans cette correspondance, la DGDA annonce, sur instruction du Ministre des Finances, la remise de l’avantage du régime de dépôt décadaire de la déclaration et du paiement mensuel des droits, taxes et redevances dont sont bénéficiaires certaines sociétés commerciales des produits pétroliers à titre dérogatoire et exceptionnel pour une durée de 45 jours. Contacté par notre rédaction, Ali Mamina, Président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), a indiqué que les perturbations observées sont consécutives à la suspension du régime de dépôt décadaire de dédouanement par le Ministre des Finances et la DGDA. Selon lui, le rétablissement temporaire de ce mécanisme devrait permettre une stabilisation progressive de la situation. Le régime de dépôt décadaire permet aux sociétés commerciales pétrolières de dédouaner leurs produits sans payer immédiatement l’ensemble des droits et taxes, ce qui allège leur trésorerie et facilite l’approvisionnement du marché. Ce rétablissement temporaire du régime de dépôt décadaire, va permettre de résorber progressivement les perturbations observées dans la chaîne d’approvisionnement et d’éviter toute rupture de stock dans les stations-service de la capitale, en attendant une solution durable face aux contraintes de trésorerie rencontrées par les opérateurs pétroliers, car cette situation illustre l’importance de ce régime dans le maintien de la fluidité des opérations d’importation et de distribution des produits pétroliers sur le marché congolais. Moïse ILUNGA

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RDC–ALGÉRIE : Acacia Bandubola et Mohamed Arkab signent un mémorandum de collaboration dans le secteur des hydrocarbures

Photo/Minétat, Ministre des Hydrocarbures de la RDC et son homologue d’Algérie Le samedi 30 mai 2026, dans la capitale algérienne, Alger, la République démocratique du Congo et la République algérienne démocratique et populaire ont franchi une étape importante dans leur coopération énergétique en ratifiant un document ouvrant officiellement la voie à un rapprochement stratégique dans le secteur des hydrocarbures. Mme Acacia Bandubola Mbongo, ministre d’État, ministre des Hydrocarbures de la RDC, et son homologue algérien, M. Mohamed Arkab, ministre d’État, ministre de l’Énergie et des Mines, ont procédé à la signature officielle d’un mémorandum d’entente visant à renforcer le partenariat entre les deux nations dans le domaine des hydrocarbures. Ce texte pose les bases d’un cadre général de coopération dans ce secteur stratégique. Il concrétise un processus amorcé en novembre 2025 à Brazzaville, en marge des travaux de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO). À cette occasion, le gouvernement congolais, par l’entremise de la ministre d’État, a exprimé un vif intérêt pour l’expertise algérienne en matière d’approvisionnement pétrolier, de raffinage, de stockage, de gestion du gaz de pétrole liquéfié (GPL), ainsi que dans le développement d’infrastructures logistiques performantes dédiées au transport et à la distribution des produits pétroliers. Ce partenariat renforcé marque un tournant ambitieux pour la RDC qui, en s’appuyant sur l’expérience éprouvée de l’Algérie, entend transformer son potentiel en hydrocarbures en un véritable moteur de croissance économique. Au sein de la délégation congolaise ayant pris part à cette rencontre bilatérale figuraient également le secrétaire général aux Hydrocarbures, le directeur général de la Société nationale des hydrocarbures (SONAHYDROC), ainsi que l’ambassadrice de la RDC en Algérie. Parallèlement aux efforts engagés pour le développement des activités pétrolières en amont, la RDC ambitionne de moderniser l’ensemble de sa chaîne de valeur. Les échanges entre les deux parties ont ainsi largement porté sur les enjeux du secteur aval. À travers cette coopération stratégique, la RDC se dote d’opportunités nouvelles pour renforcer ses capacités techniques et opérationnelles, tout en valorisant davantage ses ressources naturelles au service du développement national. Rédaction

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Ir. Betty MONANGA : une expertise féminine au service des hydrocarbures

PHOTO/Ir. Betty MONANGA lors de la présentation du Programme SAP RDC Forte de plus de deux décennies d’engagement dans le secteur pétrolier, l’ingénieure Betty MONANGA MAYABU a su concilier rigueur et performance dans l’exercice de ses multiples fonctions et responsabilités. Consultante indépendante et CEO de BM Consulting, un cabinet spécialisé dans le conseil, la vente, l’achat, l’expertise ainsi que le recouvrement de créances dans plusieurs secteurs, notamment le pétrole, l’immobilier, le commerce général et l’alimentaire, cette grande dame incarne le modèle d’une femme dévouée au secteur énergétique. Détentrice d’un diplôme d’ingénieure technicienne en raffinage et pétrochimie obtenu en 1996 à l’Institut du Pétrole et du Gaz de Kinshasa, et forte de plusieurs formations professionnelles à son actif, elle a occupé plusieurs fonctions de responsabilité aux niveaux national et international. Parmi celles-ci figure son expérience en tant que consultante chez PM Advice, en Belgique, un cabinet indépendant spécialisé en marketing et stratégies internationales, elle a exercé comme Cluster Convenience Retailing Manager pour le Cameroun, la RDC et le Gabon. Elle a également travaillé durant plusieurs années chez Shell RDC, au sein de différents services. Au-delà de sa passion pour le secteur des hydrocarbures, Maman Betty s’investit également dans des actions sociales et philanthropiques en qualité de vice-présidente de l’association KIN ACCUEIL. Pepito SAKASAKA

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Échos du Soleil-Levant : la musique au service de l’amitié entre le Japon et la RDC

Photo/Prestation de Musiciennes japonaises et congolaises Photo/The perfomance by congolese and japanese female musicians Le Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa a servi de cadre, le mercredi 13 mai 2026, à la célébration du concert de chants japonais dénommé « Échos du Soleil-Levant », un événement placé sous le signe de la collaboration, de l’amitié et des échanges culturels entre le Japon et la République démocratique du Congo. Prenant la parole à cette occasion, l’ambassadeur du Japon en RDC a salué la présence des deux talentueuses artistes japonaises en visite à Kinshasa pour la première fois dans le cadre de ce concert. Il s’est également dit très touché par la forte mobilisation du public congolais, qui témoigne non seulement de son attachement à la musique, mais aussi de son intérêt pour les activités d’échanges culturels organisées à Kinshasa. Clôturant son discours, le diplomate japonais s’est réjoui de voir de jeunes musiciennes congolaises aussi talentueuses collaborer avec les artistes japonaises, symbole du rapprochement culturel entre les deux nations. Deux grandes figures de la musique japonaise à l’honneur Madame Hagiwara Mika, diplômée de l’Université de musique de Tokyo et titulaire d’un Master en opéra de la prestigieuse Université Mozarteum de Salzbourg, en Autriche, est une soprano japonaise de renommée internationale. Son talent a été récompensé en 1999 par le troisième prix ainsi que le Prix d’excellence de l’œuvre imposée au Concours international de musique de Finale Ligure, en Italie. Cette figure emblématique a également été pensionnaire de l’Agence des affaires culturelles du Japon. Forte d’une brillante carrière, Madame Hagiwara Mika s’est illustrée dans plusieurs rôles emblématiques du répertoire classique, notamment dans La Flûte enchantée et Les Noces de Figaro de Mozart, ainsi que La Chauve-Souris de Strauss. Parallèlement, elle est considérée comme l’une des interprètes de référence de l’opéra contemporain japonais. Elle a enregistré plusieurs albums consacrés aux mélodies traditionnelles japonaises et se produit régulièrement lors d’événements officiels nationaux. Elle enseigne actuellement à l’Université de musique de Tokyo. De son côté, Mari Fujii, pianiste virtuose, est également diplômée de l’Université de musique de Tokyo, où elle a poursuivi son cycle supérieur. Perfectionnée à l’Académie d’été du Mozarteum de Salzbourg, elle s’est distinguée par de nombreux premiers prix remportés lors de concours nationaux et internationaux. Elle a récemment obtenu le Prix de l’accompagnement au Concours international de Bâle, en Suisse, en 2025. Chambriste très recherchée, elle a collaboré avec plusieurs membres de l’Orchestre philharmonique de Vienne. Sa maîtrise technique et sa sensibilité artistique font d’elle une partenaire d’exception pour le chant lyrique, alliant précision classique et profondeur expressive. Un pont culturel entre le Japon et la RDC Au cours de ce concert de musique classique, un véritable pont culturel a été tracé entre le Japon et la RDC, laissant une empreinte indélébile dans les esprits. Les deux artistes japonaises, dans le souci de créer des liens forts avec le public congolais, ont partagé la scène avec des artistes de la RDC. Elles ont notamment interprété l’hymne national congolais, Debout Congolais, ainsi qu’une chanson luba intitulée Banaha, renforçant davantage les liens culturels entre les deux pays. À travers leurs prestations, les artistes ont également fait voyager le public au rythme des quatre saisons du Japon, offrant aux spectateurs une immersion musicale riche en émotions et en découvertes. Ce concert restera ainsi un moment inoubliable de communion culturelle, réunissant les peuples japonais et congolais autour du langage universel de la musique. Au-delà de cet aspect culturel, le Japon demeure fortement impliqué dans les actions de développement de la République démocratique du Congo. Bénédicte MONI Echoes of the Rising Sun: Music in the Service of Friendship Between Japan and the DRC The Wallonia-Brussels Center in Kinshasa hosted, on Wednesday, May 13, 2026, a Japanese music concert titled “Echoes of the Rising Sun”, an event held under the banner of collaboration, friendship, and cultural exchange between Japan and the Democratic Republic of Congo. Speaking on the occasion, the Japanese Ambassador to the DRC praised the presence of the two talented Japanese artists visiting Kinshasa for the very first time as part of this concert. He also expressed his deep appreciation for the strong turnout of the Congolese audience, which reflects not only their attachment to music, but also their interest in cultural exchange activities organized in Kinshasa. Concluding his remarks, the Japanese diplomat expressed his delight at seeing talented young Congolese female musicians collaborating with the Japanese artists, a true symbol of the growing cultural ties between the two nations. Two Great Figures of Japanese Music Honored Madam Hagiwara Mika, a graduate of the Tokyo University of Music and holder of a Master’s degree in Opera from the prestigious Mozarteum University of Salzburg in Austria, is an internationally renowned Japanese soprano. Her talent was recognized in 1999 when she won the Third Prize as well as the Excellence Award for the compulsory piece at the Finale Ligure International Music Competition in Italy. She was also a fellow of the Agency for Cultural Affairs of Japan. Throughout her brilliant career, Madam Hagiwara Mika has distinguished herself in several iconic classical repertoire roles, notably in The Magic Flute and The Marriage of Figaro by Mozart, as well as Die Fledermaus by Strauss. In parallel, she is regarded as one of the leading performers of contemporary Japanese opera. She has recorded several albums dedicated to traditional Japanese melodies and regularly performs at national official events. She currently teaches at the Tokyo University of Music. On her part, Mari Fujii, a virtuoso pianist, is also a graduate of the Tokyo University of Music, where she completed her advanced studies. Having further refined her skills at the Mozarteum Summer Academy in Salzburg, she has distinguished herself by winning numerous first prizes in national and international competitions. She recently received the Accompaniment Prize at the Basel International Competition in Switzerland in 2025. A highly sought-after chamber musician, she has collaborated with several members of the Vienna Philharmonic Orchestra. Her technical mastery and artistic sensitivity make her an exceptional partner for lyrical singing, combining classical

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ESU-RDC : les étudiants pétroliers au cœur d’un programme novateur

Photo/L’affiche de la présentation officielle du programme SAP RDC Depuis plus de deux décennies, la République démocratique du Congo produit chaque année un nombre important de diplômés dans le secteur des hydrocarbures. Si une minorité occupe des postes stratégiques tant au niveau national qu’international, la majorité reste en quête d’un emploi viable. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, notamment la qualité de l’enseignement dispensé aux niveaux secondaire et supérieur. Le système de formation académique dans ces domaines demeure confronté à des défis majeurs, parmi lesquels l’accès limité des élèves et étudiants aux stages académiques obligatoires. De nombreux étudiants éprouvent d’énormes difficultés à intégrer des entreprises pour effectuer leurs stages, pourtant indispensables à l’achèvement de leur cursus et à l’acquisition d’une expérience professionnelle pratique. Certains terminent même leurs études sans avoir effectué ce stage, ce qui limite fortement leur employabilité ainsi que l’efficacité de la formation reçue. Face à cette réalité, la plateforme Focus Hydrocarbures SARLU initie un programme spécial dénommé STAGE ACADEMIA PETROLEUM RDC (S.A.P–RDC), dont le lancement officiel est prévu le samedi 16 mai 2026 à Silikin Village, à Kinshasa. Cette initiative vise à faciliter l’accès aux stages académiques pour les étudiants des filières Pétrole, Gaz, Énergies renouvelables, Environnement ainsi que des domaines similaires sur toute l’étendue du territoire national. À travers cette action, Focus Hydrocarbures s’engage à contribuer à l’amélioration de la qualité de la formation académique des étudiants congolais dans les domaines précités, en leur offrant un meilleur accès aux stages académiques. Le programme ambitionne également de créer un cadre de collaboration entre les différents acteurs impliqués, de permettre aux étudiants de concilier la théorie apprise à l’université avec la pratique professionnelle, ainsi que de contribuer à la formation d’une main-d’œuvre qualifiée et opérationnelle pour le secteur pétrolier et énergétique en RDC. Dans la pratique, ce programme prévoit d’affecter entre 250 et 300 étudiants chaque année en stage académique. Il vise également à accompagner l’amélioration des compétences pratiques des étudiants bénéficiaires, à renforcer le lien entre les universités, les étudiants et le secteur professionnel, et enfin à contribuer à la professionnalisation du secteur pétrolier et énergétique en RDC. En marge de ce programme, la structure organisatrice reste ouverte à tout soutien et appui susceptibles de favoriser l’atteinte de ses objectifs. Focus Hydrocarbures SARLU est une plateforme dédiée à la communication dans les domaines des hydrocarbures, des mines et des grandes questions environnementales. Elle intervient également dans l’organisation de formations et d’autres événements, dans le but d’accompagner le développement de l’Afrique en général, et celui de la RDC en particulier. Rédaction

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Cuivre en RDC : l’espace Grand Kasaï dans le viseur des investisseurs

À la suite de l’annonce récente du projet minier porté par la société China Railway Resources Universal Limited dans les territoires de Miabi et Kabeya Kamwanga, plusieurs réactions se multiplient. Selon un expert évoluant dans ce secteur, ayant requis l’anonymat, cette initiative suscite un espoir légitime pour l’économie du Grand Kasaï. Cependant, cet expert congolais observe que certaines voix appellent à une prudence qui, sous un vernis de rigueur technique, semble ignorer la réalité historique et géologique du sous-sol congolais. S’il est vrai que la prudence est essentielle dans l’industrie minière, l’expertise géoscientifique impose néanmoins de distinguer la vigilance nécessaire de l’immobilisme stratégique. En effet, l’argument consistant à exiger de nouveaux programmes nationaux d’exploration avant tout engagement contractuel semble oublier que le Grand Kasaï n’est pas une terra incognita. Les données géologiques existantes, bien qu’elles datent des époques coloniale et postcoloniale, conservent une valeur stratégique inestimable que plusieurs puissances mondiales convoitent aujourd’hui. Pour preuve, l’intérêt croissant des entreprises américaines ne laisse aucun doute. Ces dernières, soucieuses de sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement en métaux critiques, seraient actuellement en négociations avancées avec la Belgique afin d’acquérir des archives géologiques précises couvrant ces zones géographiques. Si ces données n’étaient que de simples « projections spéculatives », pourquoi la première puissance mondiale déploierait-elle autant d’efforts diplomatiques et financiers pour y accéder ?, s’interroge cet ingénieur. Selon lui, ces archives constituent une base de données crédible validant les indices de minéralisation cuprifère et cobaltifère dans le Kasaï-Oriental. Attendre une recertification complète alors que les bases techniques sont déjà entre les mains de tiers représenterait une erreur stratégique majeure, laissant le champ libre à d’autres acteurs pendant que la RDC resterait au stade des études préliminaires. Une telle posture risquerait également d’entraîner la fuite des capitaux vers des projets jugés plus avancés ailleurs. L’urgence de l’action face à la bureaucratie de l’exploration Le secteur minier mondial évolue rapidement et n’attend personne. La vision portée par le président Félix Antoine Tshisekedi, et coordonnée par la Première ministre, vise à transformer le potentiel minier du pays en richesse réelle. Préconiser un programme national d’exploration « à moyen terme » avant toute exploitation relève, selon cet expert, d’une approche essentiellement académique qui ne tient pas suffisamment compte des impératifs économiques actuels. L’expertise, poursuit-il, ne consiste pas à multiplier les obstacles administratifs, mais plutôt à exploiter les données existantes dont la valeur est aujourd’hui confirmée par l’intérêt des investisseurs occidentaux auprès de la Belgique afin d’accélérer la mise en production. La RDC doit ainsi capitaliser sur sa connaissance géologique historique pour négocier en position de force, plutôt que de s’enfermer dans un cycle d’études interminables pendant que les opportunités de marché s’évanouissent. En définitive, le Grand Kasaï semble prêt pour sa révolution industrielle. Entre la validation historique des données géologiques par les experts internationaux et la volonté politique de diversification minière, le projet de Miabi et Kabeya Kamwanga apparaît, pour ses défenseurs, comme une réponse concrète aux besoins économiques du pays. L’heure ne serait donc plus à la spéculation sur la validité des sols, mais à une exécution rigoureuse sous la supervision du ministère des Mines. Pepito SAKASAKA

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Exploitation du cuivre dans le Grand-Kasaï : le professeur Dona KAMPATA révèle des incohérences

PHOTO/Audience du Ministre des Mines et les responsables de CHINA RAILWAY RESSOURCES UNIVERSAL LIMITED Fort d’un parcours remarquable dans le secteur minier, chercheur passionné et géologue de renommée mondiale, le professeur Dona KAMPATA, doyen de la Faculté de pétrole, gaz et énergies renouvelables de l’Université de Kinshasa, relève plusieurs détails techniques importants concernant l’annonce de l’exploitation du cuivre dans l’espace Grand-Kasaï, au centre de la République démocratique du Congo. Selon l’annonce du ministère des Mines, ce projet d’investissement, porté par la société China Railway Resources Universal Limited, vise l’exploitation du cuivre dans la région du Grand-Kasaï, précisément à Miabi et Kabeya-Kamwanga, avec une capacité de production comprise entre 200 000 et 500 000 tonnes de cuivre par an. Dans une analyse technique préliminaire, le professeur KAMPATA précise qu’aucune donnée technique vérifiable ne permet actuellement de confirmer : –  l’existence d’un gisement de cuivre de classe mondiale dans cette région ; – la présence de ressources minérales conformes aux standards internationaux (JORC, NI 43-101) ; – ou encore l’existence de campagnes publiques de forages systématiques, de modélisations géologiques avancées et d’estimations de ressources catégorisées (inférées, indiquées et mesurées). Il souligne également une incohérence entre les objectifs de production annoncés et le niveau actuel de connaissance géologique. Selon lui, une production de 500 000 tonnes de cuivre par an implique l’existence d’un gisement de rang mondial ainsi que des réserves exploitables sur plusieurs décennies. Sans détour, il affirme qu’aucun gisement de cette ampleur n’est actuellement identifié dans l’espace Kasaï. Soucieux du développement du secteur minier de son pays, il alerte sur les différents risques géologiques, économico-financiers, stratégiques et institutionnels que la RDC pourrait encourir en s’engageant dans un tel projet sans préalables techniques solides. Fort de son expérience, il rappelle que tout projet minier de cette envergure doit impérativement respecter plusieurs étapes essentielles : la phase d’exploration, l’estimation des ressources, les études techniques ainsi que la décision finale d’investissement. Il recommande néanmoins, à court terme, de surseoir à toute signature de contrat d’exploitation et d’exiger la publication des données géologiques disponibles. À moyen terme, il préconise le lancement d’un programme national d’exploration du Grand-Kasaï. Enfin, à long terme, il suggère d’intégrer le Kasaï dans une stratégie nationale de diversification minière fondée sur des données scientifiques plutôt que sur des projections spéculatives. Cet expert congolais est très attendu au Forum africain des droits des ressources naturelles, dont le thème principal est : « Titres miniers, garanties et instruments de financement des opérations minières ». Cette rencontre est prévue du 24 au 26 juin à Douala, au Cameroun. Pepito SAKASAKA

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