HYDROCARBURES

L’actualité stratégique des hydrocarbures en Afrique

focus-hydrocarbures

focus-hydrocarbures

Kinshasa-RDC : pas de pénurie de carburants, halte aux spéculations

Dans un communiqué officiel (n° CAB/MIN-ETAT-HYD/002/2026) signé par la cellule de communication du cabinet du Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures, l’opinion publique est éclairée sur la situation de l’approvisionnement en produits pétroliers, en réaction aux informations faisant état de files d’attente observées devant certaines stations-service de la ville de Kinshasa. À cet effet, la note précise qu’il n’y a pas de pénurie de carburants à Kinshasa. Les stocks disponibles au niveau national sont très largement suffisants pour assurer l’approvisionnement des stations-service et répondre aux besoins des consommateurs. La distribution des produits pétroliers se poursuit de manière régulière et continue. Les difficultés ponctuellement observées dans certaines stations ne résultent donc pas d’une insuffisance de stocks, mais sont liées à des contraintes logistiques qui affectent l’acheminement et la distribution — en particulier les embouteillages qui ralentissent la circulation des camions-citernes et, par conséquent, les opérations de livraison. Par ailleurs, les services compétents poursuivent l’identification des zones et des stations qui n’ont pas encore pu être suffisamment desservies, afin d’assurer leur approvisionnement dans les meilleurs délais. Cette démarche s’accompagne d’une intensification des opérations de livraison pour garantir une desserte régulière de l’ensemble des stations-service, notamment grâce à l’organisation de rotations nocturnes. Il n’est donc pas nécessaire de se précipiter vers les stations-service ni de constituer des stocks de précaution, au risque d’accentuer inutilement les temps d’attente. Le carburant est disponible, les livraisons se poursuivent et les réserves nationales sont largement suffisantes. En somme, Madame la Ministre invite la population au calme ainsi qu’à la sérénité. Elle réaffirme son engagement à veiller à la continuité de l’approvisionnement du pays et au bon fonctionnement de l’ensemble de la chaîne de distribution des produits pétroliers. La Rédaction

focus-hydrocarbures

« Le pétrole à Muanda ne s’épuisera jamais, à condition de respecter certains principes divins », dixit Sa Majesté le Roi Kongo LUEMBA LELO

PHOTO/ Sa majesté le Roi Kongo LUEMBA LELO À la 3ᵉ édition de la conférence scientifique « Muanda après pétrole », le souverain Kongo a livré un message fort sur l’avenir de Muanda, les ressources pétrolières et les préoccupations des communautés locales. À cet effet, Sa Majesté le Roi Kongo Luemba Lelo a livré un message sans détour sur l’avenir de Muanda, notamment autour de la question du tarissement des ressources pétrolières et des préoccupations exprimées par les communautés locales. Cette rencontre des intelligences, tenue les 24 et 25 août 2026 à Muanda, dans la province du Kongo Central, à l’ouest de la République démocratique du Congo, a accordé une place importante à la voix des communautés ainsi qu’aux enjeux liés à l’avenir de cette cité côtière. Parmi les interventions remarquées figure celle de Sa Majesté le Roi Kongo Luemba Lelo, qui a pris une part active aux échanges consacrés à l’avenir énergétique et socioéconomique de Muanda, dans un contexte marqué par plusieurs décennies d’exploitation pétrolière. « Le pétrole finira-t-il réellement à Muanda ? » Sans langue de bois, le souverain Kongo s’est exprimé sur une question qui alimente depuis longtemps les débats : le pétrole de Muanda est-il réellement en voie de tarissement ou dispose-t-il encore d’un potentiel susceptible de prolonger l’activité pétrolière ? Pour le Roi Kongo, cette question ne saurait être dissociée de la manière dont les ressources naturelles sont exploitées et gérées. Dans son intervention, il a notamment soutenu que « le pétrole à Muanda ne s’épuisera jamais, à condition de respecter certains principes divins », une déclaration qui, au-delà de sa dimension spirituelle et ancestrale, a suscité l’attention des participants. Cette affirmation ouvre également une réflexion plus large sur le rapport entre l’homme, les ressources naturelles et leur exploitation responsable. L’interrogation dépasse ainsi le seul secteur des hydrocarbures. Elle renvoie directement à la nécessité de préparer dès aujourd’hui l’économie locale à l’avenir, quelle que soit l’évolution des réserves pétrolières. Une sagesse ancestrale au cœur de la réflexion La réponse du souverain Kongo, empreinte de sagesse ancestrale, pose la question des conditions nécessaires à une exploitation responsable des ressources naturelles. Muanda demeure historiquement associée à l’exploitation pétrolière, une activité qui a profondément marqué son économie et son environnement socioéconomique. Pour Sa Majesté Luemba Lelo, la réflexion ne devrait donc pas se limiter à déterminer combien de temps le pétrole pourra encore être extrait. Elle doit également porter sur ce que Muanda deviendra lorsque les hydrocarbures ne constitueront plus le principal moteur de son économie. Au-delà de la question des réserves pétrolières, Sa Majesté Luemba Lelo s’est également fait le porte-voix de ses congénères. Le souverain a présenté plusieurs doléances et préoccupations des populations locales, mettant ainsi en lumière les attentes des communautés qui souhaitent voir les richesses de leur territoire contribuer davantage à leur développement. Évoquant notamment la question de l’accès à l’eau, il a déclaré, avec une pointe de regret : « Si j’avais assez de moyens, je construirais même des forages d’eau pour out mes citoyens. » Cette déclaration illustre l’une des préoccupations essentielles des communautés : voir les ressources et les activités économiques présentes à Muanda se traduire concrètement par une amélioration des conditions de vie des populations. Cette prise de parole intervient alors que les communautés de Muanda expriment depuis plusieurs années diverses préoccupations liées notamment à l’environnement, aux infrastructures, aux activités économiques locales et aux retombées de l’exploitation pétrolière. L’un des enseignements majeurs de cette intervention réside dans la nécessité d’anticiper l’avenir. L’après-pétrole ne devrait pas nécessairement être envisagé comme une période de déclin, mais plutôt comme une opportunité de transformation économique et sociale. Agriculture, pêche, tourisme, patrimoine culturel, énergies renouvelables, électrification, entrepreneuriat et formation des jeunes pourraient constituer les piliers d’une nouvelle économie locale. Le débat ouvert par la conférence scientifique « Muanda après pétrole » s’inscrit précisément dans cette logique : réfléchir aujourd’hui à l’économie de demain. La question est d’autant plus stratégique que Muanda dispose d’atouts qui dépassent largement son potentiel pétrolier : sa façade atlantique, ses activités halieutiques, son patrimoine historique et culturel ainsi que son potentiel touristique. Le site historique de Nsianfumu, associé à l’histoire du royaume Kongo et situé dans l’environnement de Muanda, fait notamment partie des patrimoines dont une meilleure valorisation pourrait contribuer au développement touristique et culturel de la région. En portant la voix des populations, le Roi Kongo Luemba Lelo a donné une dimension communautaire à un débat souvent dominé par les considérations techniques, énergétiques et économiques. Son intervention rappelle une réalité essentielle : la transformation économique et énergétique de Muanda ne pourra être durable que si elle place les populations au centre des décisions. La véritable question de l’après-pétrole n’est donc peut-être pas uniquement celle du tarissement des puits. Elle est aussi celle-ci : Comment transformer les ressources actuelles de Muanda en opportunités durables pour les générations futures ? C’est tout l’enjeu du débat lancé par la conférence scientifique « Muanda après pétrole », qui se veut une tribune d’expression et de réflexion autour des grandes questions liées au développement de Muanda. Rédaction

focus-hydrocarbures

MUANDA APRÈS PÉTROLE 3éme Edition : L’IR. CLAUDE MUBENZEM MET LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE AU SERVICE DE L’ÉLECTRIFICATION DE MUANDA

PHOTO/Ir. Claude MUBENZEM dans la cours de l’université de Muanda Une expertise au service d’un territoire qui aspire à transformer son potentiel énergétique en véritable moteur de développement. C’est le message fort porté par l’Ir. Claude MUBENZEM lors de la conférence scientifique « Muanda après pétrole », 3ᵉ édition. Conseiller honoraire du Ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, coordonnateur adjoint honoraire des projets des centrales hydroélectriques de Katende et de Kakobola, chef de projet honoraire Grand Katende et kakobola, actuellement chef de projet adjoint katende et enseignant à l’ISTA de Kinshasa, l’Ir. Claude MUBENZEM a marqué positivement les travaux de cette grande rencontre scientifique en intervenant comme panéliste autour d’une question essentielle : la recherche scientifique appliquée aux systèmes électriques. Face aux défis énergétiques auxquels Muanda est confronté, l’ingénieur a mis en lumière l’importance de rapprocher la recherche scientifique des réalités du terrain. Pour lui, le développement des systèmes électriques ne peut plus se limiter aux grandes théories ou aux projets conçus loin des communautés : il doit s’appuyer sur l’innovation, les compétences locales et des solutions adaptées aux besoins réels des populations. Derrière plusieurs projets d’installation de microcentrales hydroélectriques, l’Ir. Claude MUBENZEM incarne cette nouvelle génération d’experts pour lesquels l’accès à l’électricité constitue bien plus qu’une question technique. L’électricité est un levier de transformation économique, sociale et environnementale. Son expérience et son engagement ont particulièrement retenu l’attention lors de cette 3ᵉ édition de la conférence scientifique « Muanda après pétrole ». L’expert a exprimé sa disponibilité à apporter son expertise afin d’accompagner la recherche de solutions concrètes pour une meilleure électrification de Muanda. Pour Muanda, l’après-pétrole ne peut donc se concevoir sans une véritable révolution énergétique. Et cette révolution devra nécessairement passer par la recherche scientifique, l’innovation technologique et la mobilisation d’experts capables de transformer le potentiel local en projets concrets. À travers des interventions comme celle de l’Ir. Claude MUBENZEM, la conférence « Muanda après pétrole » confirme sa vocation : réunir les intelligences, croiser les expériences et faire émerger des solutions capables de préparer l’avenir énergétique et durable du territoire de Muanda. Électrifier Muanda, c’est protéger les mangroves. Rédaction

focus-hydrocarbures

DE BRAZZAVILLE À MUANDA : Christian BOUANGA, la voix d’un panafricanisme économique au cœur de l’après-pétrole

PHOTO/Christian BOUANGA (au centre) et la team focus hydrocarbures sarlu en balade au Beviour hôtel de Muanda De Brazzaville, en passant par Kinshasa, jusqu’au territoire côtier de Muanda, M. Christian BOUANGA, panafricaniste moderne et juriste d’affaires, a effectué un parcours symbolique pour prendre part à la troisième édition de la conférence scientifique « Muanda après pétrole », organisée par la société focus hydrocarbures SARLU du 24 au 25 août 2026. Directeur de la promotion des entreprises privées du Ministère du Développement Industriel, des Zones Économiques Spéciales et de la Promotion du Secteur Privé de la République du Congo, Christian BOUANGA n’a pas seulement participé à une conférence scientifique consacrée à l’avenir de Muanda dans un contexte d’après-pétrole. Sa présence a également donné une dimension sous régionale et panafricaine aux réflexions autour de l’énergie, du développement économique et de la coopération entre les peuples africains. Muanda après pétrole : une réflexion qui dépasse les frontières L’avenir énergétique et économique de Muanda ne peut être envisagé de manière isolée. Situé dans une région stratégique, au cœur d’enjeux énergétiques, environnementaux et économiques majeurs, le territoire de Muanda appelle à une réflexion qui dépasse les frontières administratives et nationales. C’est dans cette dynamique que la participation de Christian BOUANGA a trouvé tout son sens. À travers des interventions éloquentes, structurées et pertinentes, le juriste d’affaires, un de panelistes a incarné la vision d’une Afrique qui doit davantage miser sur l’intégration régionale, la complémentarité économique et la coopération gagnant-gagnant entre les États africains. Pour lui comme pour de nombreux défenseurs du panafricanisme économique, le développement durable du continent ne pourra véritablement s’accélérer que lorsque les nations africaines considéreront davantage leurs voisins comme des partenaires stratégiques plutôt que comme de simples frontières. Dans un contexte où les questions énergétiques occupent une place centrale dans les politiques publiques africaines, la coopération régionale apparaît comme une nécessité. Les ressources naturelles, les infrastructures, les marchés, les compétences et les investissements peuvent devenir de véritables leviers de transformation lorsqu’ils sont pensés dans une logique de complémentarité. L’Afrique dispose d’immenses potentialités. Pourtant, le défi majeur demeure celui de la capacité des États à créer des passerelles économiques solides, à faciliter la circulation des idées et des compétences et à promouvoir les investissements intra-africains. La présence de Christian BOUANGA à Muanda a ainsi rappelé une évidence : l’avenir de l’Afrique énergétique et économique se construira également par le dialogue entre les peuples, les institutions, les entreprises et les intellectuels du continent. Le parcours de M. Christian BOUANGA, de Brazzaville à Kinshasa puis à Muanda, revêt une forte dimension symbolique. Il illustre cette Afrique géographiquement proche, culturellement liée et économiquement complémentaire, mais qui doit encore renforcer ses mécanismes de coopération. Dans cette perspective, la conférence scientifique « Muanda après pétrole » s’est affirmée comme une plateforme ouverte aux réflexions pluridisciplinaires et aux échanges d’expériences. La participation d’acteurs venus d’autres horizons démontre que la problématique de l’après-pétrole ne concerne pas uniquement Muanda. Elle interpelle l’ensemble du continent africain, confronté à la nécessité de concilier exploitation des ressources naturelles, diversification économique, transition écologique, développement des communautés et création d’opportunités pour la jeunesse. Une participation gravée en lettres d’or Éloquent, pertinent et profondément engagé dans la promotion d’une coopération africaine renforcée, M. Christian BOUANGA aura marqué de son empreinte cette troisième édition. Son passage à Muanda restera comme l’une des illustrations de la volonté d’ouverture qui caractérise cette conférence scientifique. Au-delà des débats sur le pétrole, l’énergie et le développement durable, sa participation aura porté un message fort : l’Afrique doit apprendre à construire ensemble, à investir ensemble et à valoriser ensemble ses immenses potentialités. Dans un monde où les enjeux énergétiques et économiques redessinent les rapports de force, l’intégration africaine ne devrait plus être considérée comme un simple idéal politique, mais comme une véritable stratégie de développement. La troisième édition de « Muanda après pétrole » aura ainsi permis de faire entendre plusieurs voix. Celle de Christian BOUANGA restera particulièrement associée à une vision : celle d’une Afrique connectée, solidaire, économiquement ambitieuse et résolument tournée vers une coopération gagnant-gagnant. De Brazzaville à Muanda, le voyage était bien plus qu’un déplacement. Il était le symbole d’une conviction : l’avenir de l’Afrique se construira ensemble. Rédaction

focus-hydrocarbures

MUANDA APRÈS PÉTROLE : l’administrateur du territoire intérimaire, Nicolas KINDUELO, valide l’initiative

PHOTO/A.T a.i Nicolas KINDUELO et team Focus Hydrocarbures sarlu Clôturée le mardi 25 août 2026 à Muanda, la troisième édition de la Conférence scientifique « Muanda après pétrole » confirme sa place en tant que tribune de réflexion de référence sur l’avenir énergétique de cette cité côtière et les enjeux du développement durable. C’est dans cette optique que le numéro un du territoire apporte son soutien tous azimuts à cette initiative, soulignant la nécessité d’aborder dès maintenant la question de l’après-pétrole. « Tant que je serai là, je vous accompagnerai selon mes moyens intellectuels et, tout ce qu’il faudra mettre en place, je le mettrai », a déclaré M. KINDUELO, administrateur du territoire intérimaire. À travers ces paroles d’engagement et de sagesse, le patron de l’administration territoriale reconnaît l’apport de la science dans le développement de cette cité balnéaire, confrontée à de nombreux défis environnementaux à l’ère de la transition écologique. M. KINDUELO est détenteur de diplômes en géologie appliquée à la mécanique des sols, en urbanisme et aménagement du territoire, ainsi qu’en géographie physique. Un profil qui explique davantage son adhésion à cette nouvelle vision consistant à associer la science à la recherche de solutions aux multiples problèmes auxquels fait face cette partie de la République démocratique du Congo. Dans un souci de pragmatisme, parmi les grandes recommandations issues de la troisième édition de la Conférence scientifique « Muanda après pétrole », initiée par Focus Hydrocarbures SARLU, figure notamment la création d’une coordination de scientifiques pluridisciplinaires, capables d’accompagner les actions de développement du territoire de Muanda. Rédaction

focus-hydrocarbures

La conférence « Muanda Après Pétrole » place l’électricité au cœur du développement durable

PHOTO/vue d’ensemble de la conférence scientifique MAP 3éme Édition Initiée pour susciter une réflexion scientifique et collective sur l’avenir économique, social et énergétique du territoire de Muanda dans la province du kongo central(A l’ouest de la République Démocratique du Congo), la conférence scientifique « Muanda Après Pétrole » a été lancée le lundi 24 août 2026 dans l’amphithéâtre de l’Université de Muanda, autour d’un thème qui place l’énergie au cœur des enjeux de développement : « L’électricité comme moteur du développement durable ». Désignait comme parrain scientifique de cette activité, le professeur Dona KAMPATA, Doyen de la Faculté de pétrole, gaz et énergies renouvelles de l’Université de Kinshasa, a transmis son discours d’ouverture, qui a été lu par Monsieur Pepito SAKASAKA. Il insiste sur l’importance de ces assises, « Muanda Après Pétrole » constitue une occasion de dépasser le simple constat sur les difficultés actuelles et d’engager une véritable réflexion sur les solutions susceptibles d’accompagner la transformation de la ville et de son territoire. Le professeur KAMPATA a ainsi invité les participants à approfondir leurs réflexions et à formuler des propositions concrètes et adaptées aux réalités de Muanda. L’autorité coutumière prenant la parole à son tour, Sa Majesté Luamba, Roi du village de Nsiamfumu, a dressé un tableau préoccupant des conditions de vie des populations locales. Le Roi Luamba a mis en lumière les attentes des communautés de Muanda vis-à-vis des autorités et des différents acteurs économiques  intervenant dans le développement du territoire. Il a appelé à davantage d’actions en faveur de la population afin que les richesses générées par les ressources naturelles puissent contribuer réellement à l’amélioration des conditions de vie. Il a également rappelé une réalité fondamentale : le pétrole ne constitue pas l’unique richesse de Muanda. D’autres ressources et potentialités existent et peuvent être valorisées pour construire une économie locale plus diversifiée. Le premier panel de cette conférence a porté sur « L’électricité et l’industrialisation locale », avec une intervention de  Monsieur Christian BUANGA juriste d’affaires et originaire de la République du Congo, a abordé le sujet sur du rôle de l’énergie dans le développement des PME et PMI. Dans son exposé, il a souligné le poids considérable des petites et moyennes entreprises dans les économies d’Afrique subsaharienne. Selon lui, ces entreprises constituent une grande partie du tissu économique et jouent un rôle essentiel dans la création d’emplois et de richesses. Mais leur développement demeure fortement conditionné par l’accès à une électricité fiable, disponible et à un coût abordable. Une amélioration de l’accès à l’énergie pourrait ainsi permettre aux PME et PMI de réduire leurs coûts de production, d’accroître leur compétitivité, de développer leurs activités et, à terme, de contribuer davantage à l’industrialisation locale. Pour Muanda, cette question apparaît d’autant plus stratégique que l’après-pétrole impose dès aujourd’hui de préparer de nouvelles sources de croissance économique. La question de l’accès à l’énergie a également été abordée sous l’angle des communautés locales par l’ingénieur Pepito SAKASAKA, CEO de FOCUS HYDROCARBURES SARLU. Son intervention a mis l’accent sur la nécessité d’associer les communautés locales aux décisions et aux politiques qui touchent directement leur développement. Pour lui, la transition de Muanda vers un modèle de développement durable ne pourra être véritablement réussie sans une participation active des populations locales. L’ingénieur Pepito SAKASAKA a plaidé pour une meilleure prise en compte des droits des communautés, en rappelant que l’accès à l’électricité ne devrait pas être considéré comme un privilège, mais comme un élément essentiel du développement et un droit reconnu par la Constitution de la République Démocratique du Congo. La première journée s’est poursuivie par une série de questions-réponses qui a donné lieu à des échanges parfois houleux, notamment autour de la question des communautés locales, du contenu local et de la place des citoyens dans le développement de Muanda. Intervenant en ligne, le président de la Commission Nationale Hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Monsieur Ali MAMINA a tenu à apporter une précision détaille sur l’aspect juridique et constitutionnel du débat en disant : « Nous devons aussi faire attention à respecter notre constitution. La notion d’autochtone n’existe pas pour hiérarchiser les droits entre citoyens Congolais. Lorsqu’on parle de Local content, on parle de citoyens Congolais. Et tout Congolais qui est installé à Muanda n’a pas légalement moins de droits que les dits « autochtones ». Les Communautés locales doivent comprendre que nous devons nous défaire de certains communautarismes si nous voulons vraiment l’avenir de Muanda ». Cette première journée a réuni plusieurs acteurs du monde scientifique, du secteur des Hydrocarbures, de la société civile et des communautés locales. Les travaux se poursuivent le mardi 25 août 2026 avec d’autres panels consacrés aux différents enjeux liés à l’avenir de Muanda. Moïse ILUNGA

focus-hydrocarbures

Quatre ans après le lancement de l’appel d’offres sur les blocs pétroliers et gaziers en RDC : quel bilan scientifique et stratégique ?

Les 28 et 29 juillet 2022, à Kinshasa, le gouvernement de la République démocratique du Congo lançait officiellement un appel d’offres international portant sur 27 blocs pétroliers et 3 blocs gaziers situés dans le lac Kivu. Présentée comme une étape majeure pour le développement du secteur des hydrocarbures, cette initiative avait immédiatement suscité un vif intérêt, mais aussi de nombreuses interrogations sur les plans économique, environnemental et géopolitique. Quatre ans après ce lancement, l’heure est au bilan. Une ambition économique confrontée aux réalités du marché L’objectif affiché par les autorités était d’attirer des investisseurs capables de financer l’exploration et, à terme, l’exploitation des ressources en hydrocarbures du pays. La RDC dispose en effet d’un potentiel pétrolier et gazier encore largement sous-exploré et faiblement exploité. À ce jour, seul le bassin côtier est en production, représentant environ 3 % du potentiel national. Ce potentiel pourrait contribuer à la diversification de l’économie ainsi qu’à l’augmentation des recettes publiques. Cependant, le contexte international a profondément évolué depuis 2022. La transition énergétique mondiale, les exigences croissantes en matière de gouvernance environnementale (ESG), ainsi que la volatilité des prix du pétrole ont influencé les stratégies des compagnies pétrolières internationales, rendant les décisions d’investissement plus prudentes. Les enjeux scientifiques au cœur du débat Sur le plan scientifique, l’exploitation des hydrocarbures dans plusieurs blocs, notamment ceux situés dans des zones écologiquement sensibles, soulève des questions majeures. Le cas du lac Kivu est particulièrement complexe. Ce lac renferme d’importantes quantités de méthane dissous dans ses profondeurs. Une exploitation maîtrisée pourrait constituer une source importante d’énergie tout en réduisant certains risques naturels liés à l’accumulation des gaz. En revanche, toute intervention nécessite une connaissance approfondie de la dynamique géologique, limnologique et géochimique du lac afin d’éviter de perturber son équilibre naturel. À cela s’ajoute le contexte sécuritaire préoccupant de l’est de la RDC, où l’insécurité persistante constitue un défi supplémentaire pour toute activité d’exploration et d’exploitation. Par ailleurs, plusieurs blocs pétroliers sont localisés à proximité d’écosystèmes à forte valeur biologique. Il convient de rappeler que les études d’impact environnemental doivent reposer sur des données scientifiques robustes, intégrant notamment la biodiversité, l’hydrologie, les émissions de gaz à effet de serre ainsi que les effets socio-économiques sur les communautés locales. Gouvernance et attractivité des investissements Le processus d’appel d’offres a également mis en évidence l’importance de la transparence dans la gestion des ressources naturelles. Les investisseurs internationaux accordent une attention particulière à la stabilité réglementaire, à la sécurité juridique des contrats et à la qualité des données géoscientifiques disponibles. L’accès à des informations géologiques fiables demeure un facteur déterminant pour réduire les risques liés à l’exploration et renforcer l’attractivité des blocs proposés. Quatre ans après : quelles perspectives ? Quatre ans après son lancement, le processus d’appel d’offres n’a pas produit les résultats escomptés. Pour plusieurs observateurs, il a « accouché d’une souris ». Le projet semble aujourd’hui être au point mort, même si le cadre légal prévoit les mécanismes permettant sa relance. Le défi consiste désormais à concilier l’exploitation des ressources naturelles, la protection de l’environnement, le progrès scientifique et le développement durable. Les décisions futures devront s’appuyer sur des données scientifiques solides, une gouvernance transparente, un cadre juridique plus attractif et une coopération étroite entre les pouvoirs publics, les chercheurs, les opérateurs privés et les communautés concernées. Présente dès le lancement de ce processus en juillet 2022, Focus Hydrocarbures SARLU continue de suivre de près l’évolution du secteur. L’entreprise entend contribuer à une meilleure compréhension des enjeux scientifiques, techniques, économiques et stratégiques liés au développement des hydrocarbures en République démocratique du Congo. Ir. Pepito SAKASAKA CEO – Focus Hydrocarbures SARLU

focus-hydrocarbures

Lualaba/RDC : début du retrait des militaires des sites miniers, un tournant pour la gouvernance du secteur extractif

PHOTO/Site Mine à ciel ouvert à l’Est de la RDC Le gouvernement congolais a entamé la mise en œuvre de la décision du Président de la République, ordonnant le retrait des militaires et policiers déployés de manière irrégulière dans les zones d’exploitation minière. La première phase de cette opération a été lancée sur le site minier de Kisankala, dans le territoire de Lubudi, province du Lualaba. Présent à Kolwezi, le commandant de la 22ᵉ région militaire, le général Eddy Kapend, a supervisé le retrait des éléments des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) présents sur ce site. Il a rappelé que cette opération répond aux instructions des autorités nationales visant à rétablir une gouvernance plus transparente du secteur minier. Le général Kapend a insisté sur le fait que les Forces armées n’ont pas pour mission de gérer les différends liés à l’exploitation minière ni de protéger des intérêts privés. Selon lui, les sites miniers doivent être administrés par les institutions compétentes, tandis que l’armée doit se consacrer exclusivement à la défense du territoire et à la protection des populations. L’opération de retrait devrait progressivement s’étendre à l’ensemble des sites miniers du Lualaba afin d’assurer l’application intégrale de la décision présidentielle. Cette mesure constitue un signal fort en faveur du renforcement de la gouvernance des ressources naturelles en République démocratique du Congo. En clarifiant les responsabilités entre les forces de défense et les acteurs du secteur extractif, les autorités cherchent à améliorer la transparence, à renforcer la sécurité juridique des investissements et à limiter les conflits d’intérêts autour de l’exploitation des ressources minières. Pour les secteurs miniers et des hydrocarbures, où la confiance des investisseurs repose notamment sur la stabilité institutionnelle et le respect des cadres réglementaires, cette réforme pourrait contribuer à créer un environnement d’affaires plus prévisible et conforme aux principes de bonne gouvernance. Jesse PUNA

focus-hydrocarbures

RDC : L’Ordre des géologues rend hommage au légendaire professeur Dona KAMPATA

PHOTO/Remise de la carte de l’OGRDC au Prof. Dona Après plus de quarante-cinq ans d’expérience dans les domaines académique et professionnel, l’Ordre des géologues de la République démocratique du Congo OGRDC a élevé le professeur Dona KAMPATA BWELELE, géologue d’exception, en reconnaissance de son remarquable parcours scientifique et institutionnel. À cette occasion, cette organisation lui a officiellement remis sa carte professionnelle, saluant ainsi un éminent géologue congolais dont le parcours témoigne d’une contribution exceptionnelle à la science géologique, à l’enseignement supérieur, à la recherche ainsi qu’à la gouvernance du secteur minier national. Titulaire d’une licence en sciences géologiques et minéralogiques, obtenue avec la mention Distinction à l’Université nationale du Zaïre campus du Shaba, le professeur Dona a poursuivi sa formation en Belgique, où il a décroché, quelques années plus tard, une maîtrise en géologie des terrains superficiels à l’Université de Liège, avec la mention Grande Distinction. Il a ensuite obtenu un doctorat en sciences, option Géologie et Minéralogie, à l’Université catholique de Louvain Belgique, grâce à une thèse intitulée : « Minéralogie et géochimie des kimberlites du Kundelungu », couronnée de la Plus Grande Distinction. Très engagé dans la recherche scientifique, il a reçu le Prix d’excellence de l’Académie royale des sciences d’outre-mer de Belgique Lauréat Lucien Cahen avant de devenir membre de cette prestigieuse institution scientifique. Depuis 2012, il poursuit ses activités d’enseignement supérieur en qualité de professeur à l’Université de Kinshasa, notamment à la Faculté de Pétrole, Gaz et Énergies nouvelles, où il a successivement occupé les fonctions de vice-doyen puis de doyen de la Faculté de Pétrole, Gaz et Énergies renouvelables. Il est également professeur visiteur à l’Université officielle de Mbuji-Mayi. Au cours de sa carrière, le professeur Dona KAMPATA a exercé plusieurs hautes fonctions au sein de l’administration minière congolaise. Il a notamment été conseillé, directeur de cabinet et directeur de cabinet adjoint auprès de plusieurs ministres des Mines. Il a également occupé des postes stratégiques, notamment ceux de directeur général au Cadastre minier CAMI, coordonnateur de la Cellule technique de coordination et de planification minière CTCPM, directeur général du Service géologique national du Congo SGNC ainsi qu’inspecteur général adjoint des Mines. il a également participé activement à l’élaboration du Code minier de 2002, à sa révision en 2018, à la rédaction du Règlement minier ainsi qu’à la création et à la structuration de plusieurs institutions minières nationales, notamment le Cadastre minier CAMI, le CEEC, la Commission de validation, la SODIMICO et le SAESCAM. Scientifique de renommée internationale, il a pris part à plusieurs grandes rencontres minières et scientifiques, notamment la conférence Indaba \(2002\-2018\), le Processus de Kimberley \(2001\-2011\), des forums internationaux sur l’investissement minier ainsi que de nombreuses missions scientifiques en Europe, en Afrique et en Asie. Auteur de plusieurs publications scientifiques majeures consacrées aux kimberlites du Kundelungu, à la géochimie et à la minéralogie des roches diamantifères, il demeure une référence nationale dans le domaine des géosciences. En somme, la remise de cette carte professionnelle à un géologue d’exception, professeur émérite, acteur majeur de la gouvernance minière congolaise et modèle d’engagement au service de la profession, constitue un vibrant hommage de l’Ordre des géologues de la RDC à une personnalité qui a consacré toute sa vie à la recherche scientifique et au développement de la République démocratique du Congo. Rédaction

focus-hydrocarbures

Mines: Projet Butembo Copper/Gold AWNR interpelle Copper Intelligence sur le respect des obligations environnementales

L’organisation féministe de la société civile African Women for Natural Resources (AWNR) appelle la société américaine Copper Intelligence Inc. à davantage de transparence dans la conduite de son projet d’exploration Butembo Copper/Gold, implanté dans la chefferie de Bashu, au Nord-Kivu. Si les premiers résultats géologiques annoncés par l’entreprise témoignent d’un potentiel minéral prometteur, l’organisation estime que ces avancées doivent impérativement s’accompagner du respect des exigences environnementales, sociales et légales prévues par la législation minière congolaise. Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par le renforcement du partenariat stratégique entre la République Démocratique du Congo et les États-Unis dans le secteur des minerais critiques. En février 2026, dans le cadre de cette dynamique de coopération, Copper Intelligence Inc. avait obtenu la licence cuprifère de Butembo afin d’y développer des activités d’exploration sur le projet « Butembo Copper/Gold », considéré comme l’un des nouveaux projets susceptibles de contribuer à la valorisation du potentiel cuprifère du pays. Le 1er juillet 2026, lors d’une communication à New York, Copper Intelligence a présenté les premiers résultats de sa campagne de forage. Selon l’entreprise, le forage de découverte (BCDD001) a intercepté une minéralisation de cuivre de 7,55 mètres à partir de la surface avec une teneur moyenne de 5,96 %. Un second forage (BCDD002), réalisé environ 100 mètres plus loin dans l’axe de la minéralisation, a confirmé la continuité du système avec deux intersections de 3 mètres affichant respectivement des teneurs de 0,24 % et de 1,89 % de cuivre. Pour les spécialistes, ces premiers résultats constituent des indicateurs encourageants du potentiel géologique du projet. Toutefois, ils ne suffisent pas, à eux seuls, à démontrer la viabilité économique d’un futur gisement. Des campagnes de forage supplémentaires, des estimations de ressources et des études techniques seront encore nécessaires avant toute éventuelle décision d’exploitation. Au-delà des performances techniques annoncées, AWNR attire l’attention sur le respect des obligations environnementales et sociales imposées aux titulaires des droits miniers en RDC. L’organisation rappelle que l’article 50 bis du Code minier ainsi que les articles 477 à 489 du Règlement minier encadrent notamment l’élaboration et la mise en œuvre du Plan d’Atténuation et de Réhabilitation (PAR), de l’Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) et du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES). Ces dispositions visent à garantir une meilleure prévention des impacts environnementaux ainsi qu’une participation effective des communautés concernées. Selon AWNR, les informations recueillies auprès des communautés locales, notamment par l’intermédiaire de l’Association Culturelle Nande (ACN Kyaghanda), indiqueraient que les travaux d’exploration auraient débuté sans consultations préalables des populations concernées. L’organisation affirme également n’avoir retrouvé aucune publication relative au Plan d’Atténuation et de Réhabilitation sur les canaux officiels de l’entreprise, tout en estimant que cette situation soulève des interrogations quant au respect des exigences de transparence prévues par la législation congolaise. À ce stade, ces préoccupations reflètent la position exprimée par AWNR et son partenaire communautaire. Elles n’établissent pas, à elles seules, l’existence d’un manquement juridiquement constaté de la part de Copper Intelligence Inc. Seules les autorités compétentes dispose du pouvoir de vérifier la conformité des procédures administratives et environnementales mises en œuvre dans le cadre du projet. Face à ces préoccupations, AWNR et ACN Kyaghanda invitent Copper Intelligence Inc. à publier les documents environnementaux requis par la réglementation, à renforcer le dialogue avec les communautés locales à travers des consultations inclusives et à assurer une communication régulière tout au long de l’évolution du projet. Les deux organisations exhortent également le ministère des Mines, les services techniques compétents ainsi que les autorités provinciales du Nord-Kivu à veiller à l’application rigoureuse des dispositions du Code minier et de son règlement d’application. Elles plaident pour un renforcement des mécanismes de contrôle, de suivi et, le cas échéant, de sanction afin de garantir que le développement du projet s’inscrive dans le respect des principes de transparence, de redevabilité, de protection de l’environnement et des droits des communautés locales. Moïse ILUNGA

Retour en haut