HYDROCARBURES

L’actualité stratégique des hydrocarbures en Afrique

focus-hydrocarbures

focus-hydrocarbures

Afrique : les pays producteurs du Pétrole boycottent le sommet énergétique de Londres

Plusieurs pays africains producteurs d’hydrocarbures ont annoncé leur boycott du Africa Energies Summit prévu à Londres du 12 au 14 mai 2026. Après le Mozambique, le Ghana a également confirmé son retrait, dans une décision soutenue par la Chambre africaine de l’énergie et l’Organisation des producteurs de pétrole africains. Les États concernés dénoncent notamment une représentation jugée insuffisante des acteurs africains dans les discussions stratégiques, en particulier au sein des panels décisionnels et des instances d’influence, ainsi que des divergences sur les politiques de transition énergétique promues lors de ces rencontres internationales. Cette décision traduit une volonté croissante des pays africains de participer activement à la définition de l’avenir énergétique du continent. Dans un contexte marqué par des besoins importants en financement des infrastructures et en industrialisation, le pétrole et le gaz restent des leviers essentiels de développement économique pour de nombreux États africains. Ce boycott pourrait également marquer une évolution dans la diplomatie énergétique africaine, avec un rôle plus affirmé des organisations régionales telles que l’Organisation des producteurs de pétrole africains, qui regroupe actuellement 20 pays membres. Pour certains analystes, cette dynamique pourrait conduire à un repositionnement stratégique de l’Afrique dans les négociations énergétiques internationales, ainsi qu’à une intensification de la coopération entre pays producteurs du continent. En somme, Le boycott du sommet de Londres apparaît ainsi comme un signal révélateur d’une redéfinition progressive des rapports de force dans la gouvernance énergétique mondiale. Moïse ILUNGA

focus-hydrocarbures

Hydrocarbures en RDC : le banc syndical annonce la levée temporaire de la grève

Dans un communiqué N°/REF: OTUC/BN/PRES/A27/MM/026 adressé aux agents et cadres de l’administration des Hydrocarbures, la délégation syndicale conduite par la permanence de l’Organisation des Travailleurs Unis du Congo (OTUC) annonce la suspension du mouvement de grève pour une durée de sept jours. La note précise que cette mesure est le résultat des négociations engagées entre le banc syndical, la Primature et la Présidence de la République, lors des discussions tenues le mardi 21 avril 2026 au cabinet de Son Excellence Madame la Première ministre, cheffe du Gouvernement. À cet effet, l’organisation syndicale a accédé à la demande de la Primature relative à la suspension du mouvement de grève au sein de l’administration des Hydrocarbures, pour une durée de sept jours à compter du mercredi 22 avril 2026. Cette décision constitue un acte de bonne foi visant à favoriser la poursuite des échanges et à décrisper le climat social, en vue d’aboutir à une solution durable. Celle-ci concerne notamment les revendications liées au paiement d’une prime issue de la rubrique « effort d’exploration » et « stock stratégique » de la structure des prix des produits pétroliers, ainsi que la quotité du droit de passage des produits pétroliers en transit revenant à l’administration des Hydrocarbures au titre des frais de suivi, précise le communiqué. Selon certains observateurs, cette crise au sein de l’administration des Hydrocarbures de la République démocratique du Congo serait la plus longue jamais enregistrée. Tout porte à croire que cette mesure pourrait marquer le début d’un apaisement et d’une harmonisation des positions entre les différentes parties en litige. Rédaction

focus-hydrocarbures

Guerre au Moyen-Orient : La RDC démontre une résilience hors pair face à la crise énergétique mondiale

La guerre déclenchée au Moyen-Orient entre une coalition israélo-américaine contre l’Iran le 28 février dernier a provoqué une onde de choc sur les marchés énergétiques mondiaux. Cette escalade des tensions a conduit à la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transitent plus de 20 millions de barils de pétrole par jour, soit près d’un cinquième de l’approvisionnement mondial. Cette situation a immédiatement entraîné une forte volatilité des prix du pétrole et des produits pétroliers sur les marchés internationaux. Toutefois, le récent cessez-le-feu conclu entre les belligérants a contribué à une détente progressive des cours, laissant entrevoir un retour progressif à la stabilisation du marché. Ces derniers événements ont, une fois de plus, démontré la fragilité de la sécurité énergétique mondiale. Plusieurs pays ont subi directement les retombées de cette crise à travers une hausse significative du prix du litre à la pompe, conséquence de l’augmentation des coûts d’approvisionnement. Dans ce contexte particulièrement tendu, la République Démocratique du Congo s’est distinguée par une résilience notable grâce à sa politique de prix administrés. Le gouvernement congolais a su mobiliser les instruments dont il dispose pour atténuer l’impact de la crise sur le marché intérieur, notamment en procédant au gel du prix du litre à la pompe. Selon les données disponibles consultées par notre rédaction, le prix moyen frontière commercial de la structure du Mogas se situe actuellement à 621,36 dollars le mètre cube par contre sur le marché réel, les prix d’approvisionnement se négocient dans une fourchette comprise entre 1000 et 1200 dollars, soit une variation largement supérieure au seuil réglementaire de 5 %,  conformément à l’arrêté interministériel N°003/CAB/MIN/ECO-FIN&BUDG/2001 et N°021/MIN/MINES-HYDRO/2001 fixant les modalités de révision de la structure des prix des carburants terrestres. Cet arrêté stipule toute variation supérieure ou inférieure à 5 %  du prix moyen frontière commercial devrait normalement entraîner une révision des prix à la pompe. Face à cette situation exceptionnelle, la Cheffe du Gouvernement a pris, en date du 21 mars dernier, des mesures dérogatoires et temporaires portant sur les différentiels de transport ainsi que sur le prix moyen frontière à la fourniture des produits pétroliers. Parmi ces mesures figurent notamment : la suspension des frais sanitaires, des frais PNHF-Hygiène aux frontières, des frais de régulation, des frais LMC, des frais CGW, de la redevance DGDA ainsi qu’à la réduction de 50 % des frais d’inspection et de contrôle, mais aussi la réduction de 50% des frais de CVM. Ces mesures ont permis de soulager les opérateurs pétroliers afin de garantir la continuité de l’approvisionnement du pays. Par ailleurs, l’écart résiduel sera pris en compte lors de la certification des pertes et du manque à gagner du premier trimestre 2026. À titre comparatif, plusieurs pays africains ont procédé à des ajustements à la hausse des prix des carburants suite à la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient : 🇸🇳 Sénégal – Mogas avant-guerre : 920 FCFA / litre – Mogas pendant-guerre : 990 FCFA / litre – Gasoil avant-guerre : 680 FCFA / litre – Gasoil pendant-guerre : 720 FCFA / litre 🇦🇴 Angola – Mogas avant-guerre : 300 Kwanza / litre – Mogas  pendant-guerre : 355 Kwanza / litre – Gasoil pendant-guerre : 400 Kwanza / litre – Gasoil pendant-guerre : 460 Kwanza / litre 🇬🇭 Ghana – Mogas avant-guerre : 10,46 Cedis / litre – Mogas pendant-guerre : 11,57 Cedis / litre – Gasoil avant-guerre : 11,42 Cedis / litre – Gasoil pendant- guerre : 14,35 Cedis / litre 🇪🇬 Égypte – Mogas avant-guerre : 19,25 livres égyptiennes / litre – Mogas pendant-guerre : 22,25 livres égyptiennes / litre – Gasoil avant-guerre : 17,50 livres égyptiennes / litre – Gasoil pendant-guerre : 20,50 livres égyptiennes / litre 🇲🇬 Madagascar – Mogas avant-guerre : 4 900 Ariary / litre – Mogas pendant-guerre : 5 300 Ariary / litre – Gasoil avant-guerre : 4 660 Ariary / litre – Gasoil pendant-guerre : 5 000 Ariary / litre 🇨🇩 RDC dans la voie ouest – Mogas avant-guerre : 2 440 Franc Congolais / litre – Mogas pendant-guerre : 2 440 Franc Congolais / litre – Gasoil avant-guerre : 2 430 Franc Congolais / litre – Gasoil pendant-guerre : 2 430 Franc Congolais / litre Alors que plusieurs pays africains  sont en train de subir de plein fouet cette crise énergétique en enregistrant une hausse du prix du litre à la pompe, la République Démocratique du Congo a réussi à préserver le pouvoir d’achat de sa population. Le gouvernement congolais a maintenu inchangé le prix du litre à la pompe fixé depuis le 17 novembre dernier, démontrant ainsi une gestion proactive et stratégique de cette crise énergétique. Cette situation met en évidence l’importance d’une gouvernance énergétique proactive, fondée sur des mécanismes de régulation efficaces et une coordination étroite entre les autorités publiques et les opérateurs du secteur. La résilience démontrée par la RDC dans ce contexte international instable constitue un signal positif pour l’économie nationale et pour la crédibilité du pays dans la gestion des crises énergétiques. Tant que la crise au moyen orient persiste un réajustement de prix du carburant est inévitable. Moïse IlUNGA

focus-hydrocarbures

Guerre au Moyen-Orient : deuxième hausse des prix du carburant au Maroc

Comme certains pays africains, le Royaume du Maroc subit un choc lié aux importations d’hydrocarbures, en raison de la crise au Moyen-Orient, dont il dépend pour son approvisionnement en produits raffinés. En effet, dès le 1er avril, les prix à la pompe ont augmenté pour la deuxième fois en deux semaines. Au total, le gasoil a bondi de près de 35 % et l’essence de 25 %. À noter que le Maroc importe environ 88 % de ses besoins en hydrocarbures (pétrole et gaz), pour une facture comprise entre 10 et 13 milliards de dollars. Déjà impacté par la hausse des prix des carburants, Rabat craint une nouvelle poussée inflationniste susceptible de peser lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages. Selon certains observateurs avertis de l’économie marocaine, si la guerre se poursuit et que les prix des hydrocarbures restent élevés, voire continuent d’augmenter, le pays pourrait connaître une inflation accrue. Ainsi, une nouvelle vague inflationniste menace l’économie marocaine, d’autant plus que les produits pétroliers ont un impact direct sur les coûts de production, ainsi que sur le fret, le transport et la logistique. Par ailleurs, cette crise énergétique pourrait, à moyen terme, bénéficier aux pays européens importateurs de pétrole, qui pourraient privilégier les ports de Tanger ou de Nador pour constituer leurs réserves stratégiques. Il y a quelques jours, la ministre de l’Énergie, Leïla Benali, a tenu à rassurer l’opinion publique en indiquant que le Royaume disposait de stocks couvrant 47 jours de consommation de gasoil et 52 jours d’essence. Un niveau jugé toutefois insuffisant pour réguler durablement les prix. Cette situation de tension au Moyen-Orient met en lumière la vulnérabilité de nombreuses économies africaines, liée à leur dépendance extérieure et à leur incapacité à valoriser pleinement leur secteur énergétique. Une réalité qui pèse sur leur souveraineté économique et appelle à tirer des leçons pour sortir d’une économie de dépendance. Pepito SAKASAKA

focus-hydrocarbures

Afrique : Pourquoi les associations de jeunes diplômés dans le secteur pétrolier ne font-elles pas long feu ?

Analyse de l’ingénieur Pepito SAKASAKA (Responsable de la plateforme panafricaine Focus Hydrocarbures) En Afrique, les associations de jeunes diplômés dans le secteur pétrolier et plus largement dans les secteurs techniques et professionnels ont souvent du mal à survivre sur le long terme. Cette situation s’explique par des raisons structurelles, économiques et organisationnelles profondes, bien au-delà de la simple bonne volonté de leurs fondateurs. 1. Manque de ressources financières durables Beaucoup d’associations démarrent avec enthousiasme, mais manquent de financements réguliers ou de modèles économiques stables pour couvrir leurs dépenses (locaux, personnel, événements, formations, etc.). Sans subventions structurées, partenariats solides avec le secteur privé ou sources de revenus autonomes, elles peinent à survivre au-delà des premiers projets. C’est un problème classique pour les organisations œuvrant dans les domaines de la jeunesse et de l’emploi : beaucoup disparaissent lorsque les financements extérieurs cessent. 2. Chômage et problèmes d’employabilité des diplômés Le secteur pétrolier, comme d’autres secteurs en Afrique, souffre d’une inadéquation entre les formations des jeunes diplômés et les besoins réels du marché du travail. Cela limite l’impact concret que ces associations peuvent avoir. En l’absence de résultats tangibles (placements, stages, opportunités d’emploi), les membres se désengagent, faute de bénéfices personnels visibles. 3. Absence de collaboration forte avec les acteurs clés Pour durer, une association doit établir des liens solides avec les entreprises pétrolières, les autorités publiques, les universités et les autres acteurs du secteur. Lorsque ces relations sont faibles ou inexistantes, la structure reste isolée et peu influente. Certaines initiatives, comme les sommets ou plateformes de dialogue entre jeunes, autorités et entreprises, existent, mais elles ne sont pas encore systématiques ni suffisamment structurées à l’échelle régionale. 4. Faible structuration organisationnelle De nombreux groupes de jeunes diplômés fonctionnent comme des réseaux informels ou des projets ponctuels, plutôt que comme des organisations structurées avec des objectifs clairs, une gouvernance solide, un plan stratégique et des indicateurs d’impact. Sans ces éléments, la motivation initiale s’essouffle souvent après quelques mois ou années. 5. Défis liés au capital humain Ces associations sont généralement dirigées par des jeunes ayant peu d’expérience en gestion organisationnelle, en communication, en collecte de fonds, en marketing ou en négociation de partenariats. Cela entraîne des lacunes en leadership et en gestion administrative, fragilisant ainsi la pérennité de leurs initiatives. 6. Contexte économique difficile Le marché du travail dans le secteur pétrolier est très compétitif et exigeant sur le plan technique. Les débouchés sont limités par rapport au nombre de diplômés, et beaucoup de jeunes finissent par se réorienter vers l’informel ou vers d’autres secteurs. 7. Manque de reconnaissance institutionnelle Sans reconnaissance officielle ni soutien politique clair, ces associations peinent à mobiliser des ressources, à obtenir des appuis ou à influencer les politiques de formation et d’emploi. L’absence d’un cadre institutionnel solide pour soutenir les initiatives de jeunesse constitue un frein structurel majeur. En résumé, les associations de jeunes diplômés dans le secteur pétrolier ne disparaissent pas par manque d’ambition, mais en raison de contraintes systémiques, notamment le manque de financements durables. À cela s’ajoute parfois une forte attente de réussite rapide dès le lancement des initiatives. Pour inverser cette tendance et construire des structures durables capables d’impulser un véritable changement dans le secteur énergétique africain historiquement dominé par une main-d’œuvre étrangère, plusieurs actions sont nécessaires : Co-construire des programmes avec les entreprises pétrolières, Diversifier les sources de revenus (formation, services, partenariats), Renforcer la gouvernance et les compétences en gestion, Aligner les formations avec les besoins réels de l’industrie, Encourager l’entrepreneuriat des jeunes dans le secteur des hydrocarbures ou énergétique.

focus-hydrocarbures

Guerre au Moyen-Orient : Madagascar frappé par la rareté du carburant à la pompe

Depuis plusieurs jours, la chasse au carburant paralyse les rues de la capitale malgache. En cause : le retard du navire Advantage Passion, resté bloqué cinq jours au Moyen-Orient en raison de la guerre. Si l’Office malgache des hydrocarbures promet un retour à la normale grâce à des stocks stratégiques, la tension reste vive à Antananarivo. « Il y a beaucoup d’impact sur notre travail. Nous n’avons pas d’essence pour rejoindre des clients éloignés, c’est devenu très dur pour nous », déplore un motard sur les ondes de RFI. En effet, Madagascar importe 100 % de ses besoins en produits pétroliers raffinés. Avec une consommation nationale qui frôle désormais un million de mètres cubes par an, le moindre blocage sur les routes maritimes asphyxie l’économie de l’île. Le pays traverse une crise énergétique profonde, marquée par des délestages (coupures) chroniques de la JIRAMA (compagnie nationale) et une pénurie de carburant, poussant le gouvernement à déclarer l’état d’urgence pour 15 jours en avril 2026. Cette situation, exacerbée par les tensions au Moyen-Orient et la vétusté des infrastructures, paralyse l’économie et déclenche de vives protestations. En résumé, cette crise, combinant vétusté des réseaux et forte dépendance aux importations de pétrole, nécessite une réforme structurelle urgente de la JIRAMA ainsi qu’une accélération des investissements dans les infrastructures énergétiques. Pepito SAKASAKA

focus-hydrocarbures

Grève aux Hydrocarbures : l’Association des Ingénieurs Pétroliers du Congo interpelle le gouvernement

Photo/Agents et Cadres du Secrétariat général des Hydrocarbures manifestent Dans une correspondance parvenue à la rédaction de votre site Focus-hydrocarbures.org, Ir. Jean ONDOTSHA NKOY, président de l’Association des Ingénieurs Pétroliers du Congo (AIPC-RDC), lance un plaidoyer au sujet des multiples tensions observées ces derniers temps au sein de l’administration des Hydrocarbures, marquées par une grève et plusieurs mouvements de contestation. S’adressant principalement à la Première ministre, cheffe du gouvernement, ainsi qu’au Ministre d’État en charge des Hydrocarbures, le responsable de cette corporation sollicite l’implication personnelle de leurs Excellences afin de décanter la situation qui prévaut actuellement au ministère des Hydrocarbures de la République démocratique du Congo. « Depuis un certain temps, nous observons des mouvements de grève des agents du ministère des Hydrocarbures, poussant le secteur vers sa détérioration totale. Ce ministère, hautement stratégique pour la stabilité énergétique, qui devrait refléter l’image de l’indépendance énergétique dans un monde secoué par les conflits au Moyen-Orient, se trouve aujourd’hui caractérisé par l’abandon des services. Cette situation sème le désespoir et ternit sensiblement l’image du ministère au sein de notre communauté d’ingénieurs pétroliers congolais, tournée vers l’émergence de ce secteur », déclare-t-il. Il poursuit : « De ce fait, il nous revient le devoir, en tant que responsables de l’Association des Ingénieurs Pétroliers du Congo (AIPC-RDC), de vous adresser ce message de plaidoyer en faveur des agents du ministère, afin que vos Excellences y prêtent une attention particulière et puissent endiguer les difficultés que rencontrent les agents du Secrétariat général aux Hydrocarbures. Nous ne soutenons pas la destruction du ministère, mais encourageons le dialogue et l’épanouissement du secteur des Hydrocarbures. » Cette situation paralyse le bon fonctionnement du secteur et entrave les activités des opérateurs pétroliers, dont certains sont en attente du renouvellement de leurs titres et d’autres documents importants. À cela s’ajoute la situation difficile de nombreuses familles d’agents et de cadres, confrontées à des conditions de vie précaires. Au regard des tensions persistantes au Moyen-Orient, qui poussent plusieurs économies africaines à réajuster les prix du carburant à la pompe, une cessation d’activités au sein de cette administration apparaît particulièrement préoccupante, avec des conséquences potentiellement incalculables. Un retour à l’apaisement s’avère donc impératif, car ce secteur stratégique mérite une attention particulière. Rédaction.

focus-hydrocarbures

Pétrole en RDC : nouvel ouvrage; Infractions et manquements en droit congolais des Hydrocarbures

Le secteur pétro-gazier de la RDC s’enrichit de la publication d’un nouvel ouvrage aux Éditions CEPAS, intitulé Infractions et manquements en droit congolais des Hydrocarbures, proposé par Bienvenu MBOM KITOKO. À cet effet, ce document s’adresse aux opérateurs pétroliers, aux praticiens du droit, aux chercheurs ainsi qu’à toute personne intéressée par le domaine de l’or noir. Il s’inscrit également dans une logique de contribution, tant soit peu, à la vulgarisation de la loi n° 15/012 du 1er août 2015 portant régime général des hydrocarbures, en mettant précisément en exergue son régime pénal, encore très peu exploité. « L’autonomie du secteur des hydrocarbures ne se situe pas seulement dans la prise en charge des activités y afférentes, mais aussi dans l’instauration d’un régime pénal des infractions et manquements, assorti de procédures particulières de mise en œuvre, à cerner », précise l’auteur. Il renchérit : « J’envisage d’assurer, évidemment, la promotion de cet outil scientifique et professionnel à travers des cadres bien précis et de recueillir les observations des lecteurs en vue de publications futures». Bienvenu MBOM KITOKO est cadre au Secrétariat général aux Hydrocarbures, chercheur et assistant au Département de droit économique et social de l’Université de Kinshasa. Pepito SAKASAKA

focus-hydrocarbures

Mars 2026 : IPG valorise le leadership féminin dans le milieu technique

Photo/Vue d’ensemble lors de la conférence à l’IPG L’Institut du Pétrole et du Gaz (IPG) a organisé une conférence autour d’un sujet sensible et d’actualité : « Femme d’impact : leadership, science et engagement au service du développement » le samedi 21 mars 2026. Cette rencontre a mis en lumière la place des femmes dans les domaines techniques, souvent perçus comme masculins, et a souligné leur capacité à influencer ces secteurs pour le développement. Les femmes d’exception, évoluant dans des milieux professionnels majoritairement masculins, ont participé comme panelistes : Brigitte Aimé MAHALO et Theresita EKILA, respectivement Trésorière chez LP et vice-présidente de la fondation femmes de droit de la RDC. Chacune a apporté un éclairage précieux et inspirant. Leurs exposés ont permis de déconstruire plusieurs mythes persistants sur la discrimination professionnelle liée au genre, notamment : « La femme ne bâtit pas un pays », « La place de la femme, c’est la cuisine… » A cet effet, elles ont affirmé avec force que « les femmes aussi peuvent apporter beaucoup autant que les hommes sachant que la science et la technique ne tiennent pas compte du sexe ». En d’autre terme, l’intelligence n’a pas de genre, et les femmes d’impact ne doivent pas être cantonnées à des rôles traditionnels qui limitent leurs capacités. La conférence a rassemblé des étudiantes évoluant dans le département technique, des femmes membres de l’administration de l’institut, ainsi qu’une forte présence masculine, notamment le Président du conseil d’administration Ingénieur Nixon NZINGA, qui a exprimé son implication dans l’épanouissement des femmes aux métiers techniques, spécialement dans le secteur pétrolier. Somme toute, à travers cette conférence, l’IPG affirme clairement, sans esprit discriminatoire : la place qu’occupe la gente féminine dans son système éducatif. Jesse PUNA

focus-hydrocarbures

Les opérateurs pétroliers membres de la FEC s’engagent à lutter contre la fraude et la contrebande

Photo/ Cérémonie d’échange de vœux de la CNH-FEC Dans un format convivial, les sociétés pétrolières membres de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des entreprises du Congo ont pris une part active à une cérémonie d’échange de vœux, le mercredi 18 mars 2026, à l’hôtel Pullman de Kinshasa, autour du thème central et stratégique : « La lutte contre la fraude et la contrebande, pilier crucial pour la croissance du secteur des Hydrocarbures ». Lors de cet événement, qui a connu la participation du Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, ainsi que du président de cette corporation, plusieurs orientations ont été données afin de faire de l’industrie pétrolière congolaise un véritable levier de l’économie nationale. En effet, la fraude et la contrebande continuent de fragiliser le secteur. « Elles alimentent l’informel, désorganisent les circuits d’approvisionnement, créent une concurrence déloyale et exposent notre pays à des pertes économiques considérables », a déclaré Ali MAMINA, président de la Commission nationale des hydrocarbures de la FEC, lors de son allocution. Il a précisé : « Au-delà des pertes financières, ces pratiques génèrent également des incidents récurrents : insécurité dans la distribution, risques environnementaux, instabilité des prix et perte de confiance dans le marché». Face à cette réalité, il est impératif de mener une réflexion approfondie et collective afin de mettre fin à l’informel dans le circuit. Dans un souci de pragmatisme, le président de ladite commission a également mis en avant plusieurs pistes d’action, notamment : une meilleure traçabilité des produits, un renforcement des contrôles, une collaboration étroite entre les secteurs public et privé, et surtout, une responsabilisation accrue de tous les acteurs. Par ailleurs, il convient de saluer les efforts fournis par le gouvernement de la République démocratique du Congo dans la lutte contre ce fléau, notamment à travers la fermeture du poste de Lufu, les mesures conservatoires prises par la DGDA, ainsi que l’introduction du marquage moléculaire. Sans nul doute, ces actions constituent des avancées importantes qu’il convient de soutenir et d’accompagner. Dans un contexte de crise au Moyen-Orient et au Proche-Orient, ces opérateurs promettent d’exercer leurs activités dans le strict respect des lois, des règlements et des normes en vigueur. Pepito SAKASAKA

Retour en haut