HYDROCARBURES

L’actualité stratégique des hydrocarbures en Afrique

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Travail décent dans les MPME : la COPEMECO Kinshasa sensibilise des entrepreneurs congolais

Dans le cadre de sa mission d’accompagnement des Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MPME), la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises Congolaises (COPEMECO), Fédération de Kinshasa, en partenariat avec Enabel, a organisé un atelier de sensibilisation et d’adhésion à la Charte du Travail Décent. Cette rencontre, tenue à la salle Paulus des Médias Paul à Limete, a réuni des entrepreneurs, dirigeants d’entreprises et acteurs du secteur privé autour d’un objectif commun : promouvoir une culture du travail conforme aux normes du travail décent afin de renforcer la compétitivité et la pérennité des entreprises congolaises. Animé par Léopold Kadima, Ambassadeur du Travail Décent, l’atelier a permis de mettre en lumière les bonnes pratiques indispensables à la professionnalisation des MPME et à l’amélioration des relations entre employeurs et travailleurs. Les neuf principes fondamentaux du travail décent Au cours de son intervention, Léopold Kadima a présenté neuf principes essentiels destinés à guider les entreprises dans leur démarche de conformité et d’amélioration continue. Le premier principe met l’accent sur la sécurité de l’emploi. Il a été rappelé que le contrat de travail à durée indéterminée (CDI) constitue une garantie aussi bien pour l’employeur que pour le salarié. Bien que les contrats verbaux demeurent fréquents dans le secteur informel, la formalisation des relations de travail par des contrats écrits reste fortement recommandée afin de sécuriser les engagements des deux parties. Le deuxième principe concerne le traitement équitable. Toute forme de discrimination doit être proscrite et les entreprises sont appelées à respecter les dispositions particulières protégeant les femmes enceintes ainsi que les travailleurs mineurs, conformément à la législation en vigueur. Le troisième principe porte sur la sécurité des revenus. Les participants ont été sensibilisés au respect du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), fixé à 21 500 FC pour les travaux ordinaires et 28 000 FC pour les travaux lourds, garantissant ainsi une rémunération conforme aux exigences légales. Le quatrième principe rappelle l’importance de l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. Une journée normale de travail est fixée à huit heures par jour, les heures supplémentaires doivent être rémunérées et les employés doivent bénéficier de congés payés conformément aux dispositions légales. Le cinquième principe est consacré à la protection sociale. Les entreprises sont invitées à déclarer leurs travailleurs auprès de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) afin de leur garantir une couverture sociale adaptée, notamment dans les secteurs présentant des risques professionnels. Les intervenants ont également insisté sur l’importance du respect des obligations fiscales, condition essentielle au développement harmonieux des entreprises. Le sixième principe concerne la santé et la sécurité au travail. Chaque employeur est appelé à mettre en place des mesures préventives permettant de réduire les risques professionnels et de garantir un environnement de travail sûr. Le septième principe souligne la nécessité d’assurer la voix et la représentation des travailleurs. Il est recommandé de permettre aux employés de désigner un représentant chargé d’assurer une communication efficace entre le personnel et la direction, favorisant ainsi le dialogue social et la résolution des préoccupations internes. Le huitième principe met en avant les politiques et procédures internes. Une entreprise performante repose sur une communication claire de ses règles de fonctionnement, tant pour les affaires internes qu’externes, afin de renforcer la transparence et la confiance. Enfin, le neuvième principe insiste sur l’amélioration continue. Les entreprises sont encouragées à évaluer régulièrement leurs pratiques afin d’améliorer les conditions de travail, d’accroître la sécurité des employés et de renforcer leur productivité. Un engagement renouvelé en faveur des MPME. À travers cette initiative, la COPEMECO Fédération de Kinshasa réaffirme son engagement à accompagner les Micros, Petites et Moyennes Entreprises dans leur processus de professionnalisation. L’organisation a également renouvelé sa volonté de défendre les intérêts de ses entreprises membres tout en leur offrant des services à forte valeur ajoutée pour favoriser leur croissance et leur conformité aux exigences du marché. Pour les acteurs économiques présents, cet atelier constitue une étape importante vers une meilleure compréhension des exigences du travail décent, considéré aujourd’hui comme un levier essentiel de performance, de stabilité sociale et de développement économique durable. Jesse PUNA    

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USA-RDC : les scientifiques congolais plaident pour un partenariat gagnant-gagnant

PHOTO/Lancement officiel de la 3éme Grande Conférence CES-UDPS Dans le cadre de sa réflexion sur les enjeux nationaux et internationaux, le Corps de l’Élite Scientifique de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a organisé une grande conférence scientifique sur le thème : « Partenariat stratégique entre les États-Unis et la République démocratique du Congo : enjeux, opportunités et appropriation effective ». Les travaux se tiennent du 22 au 23 juin 2026 à l’Hôtel Hilton de Kinshasa. L’ouverture officielle de cette rencontre a été présidée par M. Augustin Kabuya, secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS. Dans son allocution, il a souligné le repositionnement diplomatique de la RDC sur la scène internationale sous la présidence de Félix Tshisekedi. « Aujourd’hui, avec celui que les Congolais appellent Fatshi Béton, la RDC est replacée sur la carte du monde comme un pays avec lequel il est désormais possible de discuter de partenariats stratégiques. C’est notamment le cas avec les États-Unis, dont nous avons l’honneur d’analyser le partenariat tout au long de cet atelier », a-t-il déclaré. De son côté, le coordonnateur du Corps de l’Élite Scientifique de l’UDPS, le Dr Donat Soft Mukuna, a présenté le parcours et les réalisations de cette structure qu’il qualifie de véritable laboratoire d’idées. Il a également mis en lumière les différentes contributions des scientifiques de son parti au développement de la République démocratique du Congo. Évoquant cette troisième conférence scientifique, il a précisé que les deux premières éditions étaient essentiellement centrées sur les problématiques internes du pays, tandis que celle-ci examine la place du Congo dans le concert des nations. « Le thème est explicite : enjeux, opportunités et appropriation effective. Ce sont ces derniers mots qui font toute la différence, car un partenariat dont on ne s’approprie pas les bénéfices n’est qu’un contrat que l’on subit », a-t-il souligné. Les travaux se poursuivront jusqu’au 23 juin avec l’intervention de plusieurs panelistes qui aborderont diverses thématiques liées aux dimensions sécuritaires, climatiques, économiques et stratégiques des partenariats internationaux. Selon les organisateurs, les partenariats entre nations sont devenus indispensables pour relever les défis contemporains. Les États qui aspirent à l’émergence économique et à une sécurité durable doivent nouer des alliances avec des partenaires capables de contribuer à la réalisation de leurs objectifs de développement. C’est dans cette perspective qu’a été signé, le 4 décembre 2025, l’accord stratégique entre les États-Unis et la République démocratique du Congo. Cette collaboration est perçue comme un levier important pour le renforcement de la souveraineté nationale et l’accélération du développement du pays. Bénédicte MONI

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L’ONGDH Les Amis de la Justice rend un vibrant hommage au Gouverneur André WAMESO

PHOTO/Me. Emmanuel FOSH MUKUMAYI, Président-Fondateur de l’ONGDH Les Amis de la Justice Accompagné d’une forte délégation, Me. Emmanuel FOSH MUKUMAYI, président de l’ONGDH Les Amis de la Justice, s’est rendu, le mardi 08 juin 2024, au siège de la Banque Centrale du Congo afin de rendre un hommage au Gouverneur André WAMESO, qualifié de « triple brassard » en raison des hautes responsabilités qu’il assume. Dans une ambiance empreinte de ferveur, rythmée par des chants, des danses et des tam-tams, les membres de cette organisation ont tenu à saluer le leadership et les performances de celui qu’ils considèrent comme l’une des figures marquantes de la gouvernance économique en République démocratique du Congo. Prenant la parole, Me. Emmanuel FOSH MUKUMAYI a déclaré : « Nous sommes venus rendre hommage à une personnalité de référence, un modèle pour la jeunesse congolaise. André WAMESO est un véritable « triple brassard ». Il est Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, président du Conseil d’administration de l’ARCA et siège également au sein des instances de la Banque Centrale de l’Afrique. En outre, il a été plébiscité Gouverneur de l’année 2026. Nous tenons à saluer son parcours exceptionnel ainsi que les services qu’il rend à la Nation. » Le président de l’ONGDH a, par ailleurs, invité les Congolais, en particulier les jeunes, à s’inspirer du parcours d’André WAMESO, dont le sens du devoir, le professionnalisme et l’engagement au service de l’État constituent, selon lui, des valeurs à promouvoir. Cette cérémonie d’hommage s’est achevée dans une ambiance de convivialité et de communion. À travers cette initiative, l’ONGDH Les Amis de la Justice réaffirme sa volonté de promouvoir l’excellence, le mérite et le patriotisme en honorant les Congolais dont les actions contribuent au développement du pays et au rayonnement de ses institutions. Bénédicte MONI

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Carburants en RDC: À qui profite la subvention des produits pétroliers ?

PHOTO/Vue de l’assistance lors de la conférence à l’UNIKIN La Faculté de Pétrole, Gaz et Énergies Renouvelables de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) a organisé, le mercredi 20 mai 2026, une importante conférence-débat autour du thème : « Stabilisation des prix des produits pétroliers et pouvoir d’achat des ménages dans un contexte de choc pétrolier : maintien ou suppression des subventions ? ». Placée sous le haut patronage du Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, le professeur Daniel MUKOKO SAMBA, cette activité scientifique a réuni plusieurs experts du secteur pétrolier, représentants des entreprises, universitaires, étudiants ainsi que des acteurs économiques dans la salle Monekoso des Cliniques Universitaires de Kinshasa. Durant plusieurs heures d’échanges riches et instructifs, les intervenants ont analysé les défis auxquels fait face le secteur pétrolier congolais dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques, des fluctuations des prix du brut et des pressions économiques croissantes sur les ménages. Le député national et enseignant à l’UNIKIN, Paul MUHETA, est intervenu sur la question de la stabilisation des prix des produits pétroliers dans un cadre marqué par des chocs internes et externes. Il a expliqué les mécanismes économiques qui influencent les prix des carburants ainsi que les défis auxquels les autorités sont confrontées pour protéger le pouvoir d’achat de la population. Tout en formulant quelques recommandations à mettre en place par le gouvernement pour se prévenir d’un futur choc. De son côté, Moïse TSHIMENGA, délégué pays de la Banque mondiale, a développé le thème portant sur les conflits au Moyen-Orient et leurs impacts sur l’économie congolaise. Son intervention était centrée sur les économies africaines qui sont dépendantes des importations pétrolières. En expliquant qu’au moins 80 % des pays au monde sont des importateurs de produits pétroliers et que la crise au Moyen-Orient exerce une pression sur les économies africaines qui pour la plupart sont des importateurs nets. Poursuivant les échanges, l’Expert Pascal MUKENDI, directeur des services généraux et de la planification de COBIL S.A., a exposé sur les défis de la commercialisation des produits pétroliers importés dans un contexte de chocs pétroliers. Il a abordé les difficultés liées au coût d’approvisionnement réel des produits pétroliers au prix de vente à la pompe, le paiement tardif des pertes et manques à gagner par l’État Congolais ainsi qu’à la volatilité des coûts sur le marché international. Pour sa part, Patrick NIMWA, Terminal Manager du site de Maluku de Lerexcom Petroleum S.A., a entretenu l’assistance sur l’approvisionnement, la logistique et la compétitivité des entreprises pétrolières face aux contraintes du marché et à l’impact des politiques de subvention. Son exposé a mis en lumière les réalités opérationnelles des sociétés pétrolières qui sont confrontées à une demande galopante face à des infrastructures aux capacités limitées ainsi que les enjeux liés à la rentabilité et à la continuité de l’approvisionnement en carburant. Enfin, l’expert pétrolier senior et enseignant-chercheur à l’Université de Kinshasa, José BAFALA, a clôturé les interventions autour du thème : « Quelles perspectives pour le secteur pétrolier dans une situation de crise énergétique ? ». Il a insisté sur l’éthique et la nécessité pour la RDC de renforcer sa stratégie énergétique, de réaliser l’audit des coûts des entreprises logistiques pétrolières en vue d’établir le coût réel des opérations, d’encourager les investissements dans les infrastructures pétrolières et de promouvoir la formation des jeunes dans le secteur. Au terme de cette activité, le délégué facultaire, Monsieur Mercel KUBISAKA, a remercié l’ensemble des participants, les conférenciers ainsi que les partenaires ayant contribué à la réussite de cette conférence-débat. Il a également lancé un appel aux sociétés pétrolières afin d’accompagner les étudiants en leur offrant davantage d’opportunités de stages académiques et d’insertion professionnelle. Au-delà du débat sur les subventions, cette conférence aura surtout révélé les fragilités structurelles du secteur pétrolier congolais, encore fortement dépendant des importations et exposé aux crises internationales. Dans un environnement mondial marqué par l’instabilité énergétique, cette conférence a permis de mettre en lumière l’urgence de relever les défis énergétiques de la RDC, de réfléchir à l’applicabilité du prix réel à la pompe tout en préparant une nouvelle génération de professionnels capables de relever les contraintes du secteur des Hydrocarbures à travers un plan énergétique adapté aux réalités du pays. Moïse ILUNGA

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Approvisionnement en carburant à l’Est : Kinshasa ajuste les prix pour débloquer la situation

Le gouvernement congolais tente de reprendre la main sur une situation devenue progressivement tendue dans la partie Est du pays. Face aux difficultés persistantes dans l’approvisionnement en produits pétroliers, les autorités ont décidé d’agir. Réuni le 4 mai 2026 à Kinshasa, le Vice-Premier ministre, ministre en charge de l’Économie Nationale a échangé avec une délégation d’opérateurs pétroliers de la province de l’Ituri, appuyée par la Fédération des entreprises du Congo. Les discussions ont porté sur les difficultés liées à l’application de la structure des prix dans cette région. Au cours de cette rencontre, les autorités ont insisté sur la nécessité de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs économiques afin d’aboutir à des solutions adaptées aux réalités du terrain, dans un contexte international marqué par des tensions sur les marchés énergétiques. À l’issue des échanges, une structure des prix réaménagée, spécifique à la zone Est, a été adoptée. Officialisée par un arrêté ministériel signé le 4 mai 2026, elle est entrée en vigueur dès le 5 mai. Selon le gouvernement, cette mesure vise à faciliter le réapprovisionnement en carburant dans cette partie du pays, où des perturbations avaient été observées ces derniers jours. À Beni notamment, certaines stations faisaient face à des difficultés d’approvisionnement, impactant la distribution normale. Du côté des opérateurs, la décision est globalement bien accueillie. Les représentants du secteur saluent l’ouverture au dialogue et appellent à la reprise des activités conformément aux nouveaux prix fixés. Le président de la FEC/Ituri a, pour sa part, salué la volonté du gouvernement de privilégier des solutions concrètes. Le gouvernement réaffirme son engagement à stabiliser les prix des produits pétroliers, tout en soutenant les opérateurs économiques et en préservant le pouvoir d’achat des populations. Cet ajustement illustre les difficultés d’application uniforme des prix et met en lumière les défis persistants de l’approvisionnement en produits pétroliers dans l’Est du pays, où les réalités logistiques continuent d’influencer fortement l’équilibre du secteur. Moïse ILUNGA

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Aliko DANGOTE : le Rockefeller Africain

Dans l’imaginaire économique mondial, certains noms résonnent comme des symboles de puissance industrielle et de vision stratégique. Aux États-Unis, John D. Rockefeller a incarné l’ascension fulgurante bâtie sur l’or noir. En Afrique, un nom s’impose désormais avec une force comparable : Aliko Dangote. À travers son parcours, ses investissements massifs et sa vision panafricaine, Dangote redéfinit les contours du capitalisme africain. Une ascension bâtie sur la discipline et la stratégie Né au Nigeria dans une famille commerçante, Aliko Dangote comprend très tôt les dynamiques du marché. Contrairement à une richesse héritée et passive, il structure son empire à partir du négoce de matières premières avant de se lancer dans l’industrialisation. Son groupe, Dangote Group, devient progressivement un acteur incontournable dans des secteurs clés : ciment, sucre, farine et, plus récemment, pétrole et gaz. Cette trajectoire rappelle celle de John D. Rockefeller, qui avait compris avant les autres l’importance du contrôle de la chaîne de valeur. Il révolutionna l’industrie pétrolière en se concentrant sur le raffinage plutôt que sur la production, fondant Standard Oil en 1870. Par des méthodes agressives — tarifs ferroviaires préférentiels, rachats de concurrents — il contrôla jusqu’à 90 % du pétrole raffiné aux États-Unis, bâtissant un monopole tentaculaire. Devenu le premier milliardaire américain et un grand philanthrope, il vit son empire démantelé en 1911 à la suite d’une décision historique. À bien des égards, Dangote applique une logique similaire en Afrique : produire localement, transformer localement et réduire la dépendance aux importations. Le pari stratégique du raffinage africain Le projet le plus emblématique de cette vision reste sans doute la Dangote Refinery, au Nigeria. Cette infrastructure titanesque ambitionne de transformer radicalement le marché énergétique africain. Alors que de nombreux pays producteurs exportent leur brut pour importer des produits raffinés à coût élevé, Dangote propose une alternative : industrialiser la transformation sur le continent. Ce choix stratégique n’est pas uniquement économique ; il est aussi géopolitique. En renforçant l’autonomie énergétique africaine, Dangote contribue à repositionner le continent dans les chaînes de valeur mondiales. Un capitalisme africain en mutation L’analogie avec Rockefeller ne tient pas seulement à la richesse ou au secteur pétrolier. Elle s’exprime aussi dans la capacité à structurer un écosystème industriel. Là où Rockefeller a contribué à façonner l’industrie pétrolière américaine, Dangote participe à la construction d’un capitalisme africain plus intégré et plus souverain. Cependant, cette trajectoire soulève également des questions : concentration du pouvoir économique, influence sur les politiques publiques et défis liés à la gouvernance. Comme toute grande figure industrielle, l’homme le plus riche d’Afrique évolue dans un espace où réussite économique et responsabilité sociétale doivent coexister. Une figure inspirante pour une nouvelle génération Au-delà des chiffres et des infrastructures, Aliko Dangote incarne une idée forte : celle d’une Afrique capable de produire ses propres champions industriels. Son parcours inspire une nouvelle génération d’entrepreneurs africains, désireux de dépasser le modèle extractif pour bâtir une économie de transformation. À l’heure où le continent cherche à valoriser ses ressources et à accélérer son industrialisation, Dangote apparaît comme une figure pivot. À l’image de Rockefeller en son temps, il ne se contente pas de réussir dans les affaires : il redessine les règles du jeu. Une ambition industrielle en expansion La raffinerie de Dangote est située dans la zone franche de Lekki, près de Lagos, et a nécessité un investissement estimé entre 19 et 20 milliards de dollars. Elle vise une capacité de production nominale de 650 000 barils par jour, ce qui en ferait la plus grande raffinerie à train unique au monde, conçue pour répondre aux besoins en carburant du Nigeria tout en exportant vers d’autres marchés. Dans cette dynamique, Dangote envisage également la construction d’une raffinerie régionale en Afrique de l’Est, potentiellement en Tanzanie, avec un approvisionnement facilité par un pipeline reliant notamment l’Ouganda. Parallèlement, une extension est prévue au Nigeria afin d’atteindre une capacité de 1,4 million de barils par jour à l’horizon 2030. Ces projets s’inscrivent dans la stratégie de Dangote Industries Limited d’étendre son empreinte pétrolière sur le continent, avec pour objectif principal de réduire la dépendance aux importations de carburant et d’engrais, notamment en Afrique de l’Est, en valorisant le brut issu de pays comme la RDC et le Soudan du Sud. Qualifier Aliko Dangote de « Rockefeller africain » n’est pas une simple formule. C’est reconnaître l’émergence d’un modèle économique porté par une vision, une discipline et une ambition continentale. Si les défis restent nombreux, une chose est certaine : l’histoire industrielle de l’Afrique ne pourra plus s’écrire sans lui. Au-delà du raffinage, Dangote projette également de développer des unités pétrochimiques, consolidant ainsi une intégration industrielle complète. Si Rockefeller a contribué à réorganiser le monde industriel de son époque, Dangote, à sa manière, participe à redéfinir celui de l’Afrique contemporaine. Dans cette perspective, la plateforme panafricaine Focus Hydrocarbures SARLU envisage d’initier, dans un avenir proche, une journée internationale dénommée « Dangote Day », afin de rendre hommage aux efforts industriels émergents sur le continent et d’encourager les jeunes à proposer des solutions concrètes aux défis de l’Afrique. Pepito SAKASAKA

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Hausse de Prix du carburant : le choc pétrolier mondial rattrape les consommateurs congolais

PHOTO/Structure de Prix de la zone d’approvisionnement OUEST Le gouvernement congolais vient d’ajuster les prix des carburants applicable dès ce vendredi 17 avril dans les zones Ouest et Nord, suite à la signature, ce 16 avril, d’un arrêté par le vice premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel MUKOKO SAMBA. Cette décision intervient dans un contexte de forte tension sur les marchés pétroliers mondiaux. Depuis le déclenchement de la guerre par la coalition israélo-américaine contre l’Iran, la fermeture du détroit d’Ormuz par les Gardiens de la révolution islamique a provoqué l’un des plus importants chocs pétroliers de ces dernières décennies. Ce passage stratégique assure habituellement le transit de près de 20 % du pétrole mondial. Face à cette situation exceptionnelle, l’Agence internationale de l’énergie a décidé de mettre sur le marché 400 millions de barils issus des réserves stratégiques des pays membres, soit le plus important déstockage coordonné de l’histoire, dans l’objectif d’atténuer la flambée des prix et stabiliser les marchés énergétiques mondiaux. Malgré cette mesure exceptionnelle, les coûts d’approvisionnement en produits pétroliers ont suivi la hausse du prix du baril, et depuis plus de 40 jours, le gouvernement congolais a tenté d’amortir ce choc en ajustant certaines taxes et en réduisant les marges fiscales afin de maintenir les prix à la pompe. Cependant, la persistance du conflit et le blocus prolongé du détroit d’Ormuz ont rendu cette politique difficilement soutenable. Les indicateurs clés de la structure des prix étant passées au rouge, les opérateurs pétroliers ont progressivement atteint leurs limites financières, contraignant le gouvernement à procéder à un ajustement des prix. Nouveaux prix à la pompe : Zone Ouest Essence : 2 640 FC Gasoil : 2 636 FC Zone Nord Essence : 3 350 FC Gasoil : 3 445 FC En somme, cette augmentation traduit l’impact direct de la guerre au Moyen-Orient sur les consommateurs congolais et met également en évidence la vulnérabilité énergétique de la RDC face aux chocs pétroliers internationaux, malgré les efforts du gouvernement pour contenir la hausse. Moïse ILUNGA

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Prix des carburants en RDC : la FEC et le Ministère de l’Économie outillent les opérateurs pétroliers

Photo/Experts du CRP C’est dans une atmosphère studieuse, marquée par des échanges parfois vifs mais très constructifs, que s’est clôturée, le vendredi 27 mars 2026, la formation sur  « les fondamentaux de la structure de prix des produits pétroliers et le calcul du manque à gagner ». Cette session de renforcement des capacités était organisée par la Commission nationale des Hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), en partenariat avec la plateforme Focus Hydrocarbures. Elle s’est tenue dans la salle de conseil, au siège de la FEC, à Kinshasa, dans la commune de la Gombe. En effet, le Ministère de l’Économie Nationale à travers ses experts du Comité de Régulation des Prix des Produits Stratégiques (CRP), a assumé le rôle de formateur lors de cette session. Répartie sur trois jours, la formation a été structurée autour de modules complémentaires, mêlant pratique, expertise institutionnelle et réflexion collective. La première journée a été consacrée à l’explication de la réglementation en la matière, la deuxième journée a servi à décortiquer chaque rubrique de la structure de prix ainsi que les méthodes de calcul du manque à gagner et enfin la troisième journée a été centrée sur les exercices d’application pratique en simulant avec les données fictives. « L’objectif de la formation était de renforcer les capacités de nos membres  pour leur permettre de mieux préparer leurs dossiers lors des travaux de certification avec le Comité de suivi des prix des produits pétroliers », a précisé M. Ali MAMANI MALAU, président de la Commission Nationale des Hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo. Il a ajouté : «Il est important que nous comprenions la réglementation et les paramètres utilisés pour fixer le prix de nos produits dans le respect des règles, pour éliminer certaines zones d’ombre ». La thématique abordée répond à un besoin réel, dans un contexte marqué par les préoccupations récurrentes des acteurs nationaux quant à la compréhension des mécanismes de formation des prix des produits pétroliers et des modalités de calcul des pertes et manques à gagner. À cet égard, la formation a permis de clarifier les principales composantes de la structure des prix, notamment les coûts d’acquisition, les coûts logistiques, les charges d’exploitation, ainsi que la fiscalité et la parafiscalité applicables. « La participation des apprenants a été active et constructive, traduisant un réel intérêt pour les thématiques abordées. Les exercices pratiques proposés ont favorisé une bonne appropriation des outils de calcul et des concepts clés, contribuant ainsi au renforcement des capacités des participants », a fait savoir  François ONOYA, expert du Comité de Régulation des Prix des Produits Stratégiques. Sur ce, les responsables de sociétés pétrolières, experts sectoriels, mais aussi étudiants et chercheurs ont pris part à cette session, unanimement saluée pour son caractère pratique et pédagogique. Tous ont reconnu l’importance vitale de cette initiative au regard des enjeux économiques actuels. La session a été modérée par Moïse ILUNGA, analyste en économie pétrolière, qui a facilité les échanges entre les participants et les experts. La formation s’est clôturée par une cérémonie officielle de remise des brevets, symbole de l’engagement des participants à mettre en pratique les connaissances acquises dans l’exercice de leurs activités respectives. Rédaction

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Prix des carburants en RDC : Comprendre et Maîtriser les mécanismes de formation des prix

Dans un contexte de fortes fluctuations du cours de pétrole à l’échelle mondiale, la Commission Nationale des Hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (CNH-FEC) a le plaisir d’annoncer l’organisation d’une formation dédiée aux fondamentaux de la structure des prix des produits pétroliers ainsi qu’au calcul des pertes et manque à gagner. Avec l’appui de la plateforme Focus Hydrocarbures, cette session vise à renforcer les capacités des acteurs du secteur en offrant une meilleure compréhension des mécanismes de formation des prix des produits pétroliers. Elle mettra un accent particulier sur les différentes composantes de la structure de prix, ainsi que sur les méthodes pratiques de calcul des pertes et manque à gagner. En effet, ce programme est prévu du mercredi 25 au vendredi 27 mars 2026 de 09h00 à 12h00 dans la salle Jeannot Bemba au siège de la FEC situé au n°10, avenue des Aviateurs, Kinshasa/Gombe. Le premier jour sera dédié aux fondamentaux de la structure de prix, le deuxième abordera l’application pratique du calcul de pertes et manque à gagner et enfin le dernier jour sera consacré à des échanges interactifs autour de cas réels entre participants. Cette initiative s’inscrit dans les objectifs de la Commission Nationale des Hydrocarbures de la FEC, qui œuvre à outiller ses membres et à promouvoir une meilleure maîtrise des enjeux économiques et réglementaires du secteur. Dans un environnement marqué par la volatilité des marchés pétroliers, la maîtrise de ces outils constitue un levier essentiel d’aide à la prise de décision pour les entreprises. Cette formation s’adresse notamment aux professionnels du secteur pétrolier, aux opérateurs économiques, aux cadres des entreprises, aux analystes, étudiants  et toute personne intéressée par la compréhension des mécanismes économiques et réglementaires du secteur des Hydrocarbures. Moïse ILUNGA                                 

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RDC : les Miniers frappés par la flambée du Prix du pétrole mondial

Photo/ Réunion du Comité de suivi des Prix des Produits Pétroliers Le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a tenu, le lundi 16 mars 2026, une réunion technique stratégique consacrée à la révision de la structure des prix des produits pétroliers terrestres dans la zone d’approvisionnement Sud. Cette zone est principalement dédiée aux sociétés minières ainsi qu’à leurs sous-traitants. Cette décision intervient dans un contexte de forte tension sur le marché pétrolier mondial. En effet, le prix du baril de pétrole brut a connu une hausse significative, passant de 62,5 USD en janvier à 103,5 USD en mars 2026, soit une augmentation de plus de 65 % en l’espace de quelques semaines. Cette flambée des cours s’explique notamment par les tensions géopolitiques au Moyen et Proche Orient, qui continuent de perturber les flux d’approvisionnement mondiaux, notamment via des axes stratégiques comme le détroit d’Ormuz. Depuis les réformes engagées en juillet 2025 par le gouvernement congolais, les entreprises du secteur minier ne bénéficient plus de la subvention de l’État sur les produits pétroliers. Elles sont désormais soumises à un système d’approvisionnement basé sur la « vérité des prix », c’est-à-dire aligné sur les coûts réels du marché. Cette réforme vise à réduire la charge budgétaire de l’État tout en renforçant la transparence dans la formation des prix. À l’issue de cette révision, de nouveaux prix ont été fixés pour la zone Sud : Gasoil : de 1,70 USD à 2,43 USD par litre, Essence : de 1,60 USD à 2,08 USD par litre. Cet ajustement représente une augmentation de près de 43 % pour le gasoil, principal carburant utilisé dans les opérations minières. Le taux de change appliqué reste celui publié par la Banque Centrale du Congo (BCC), en vigueur la veille de la mise à la consommation. Ce paramètre joue un rôle déterminant dans la structure des prix, dans un pays fortement dépendant des importations de produits pétroliers. Ces augmentations traduisent directement l’impact de la hausse des cours internationaux sur les prix dans un système désormais libéralisé pour les miniers. Au-delà de l’ajustement tarifaire, les implications économiques pourraient être significatives, notamment dans les zones enclavées du Grand Katanga, en affectant les coûts de production des entreprises minières, déjà confrontées à un environnement opérationnel exigeant. À terme, cela pourrait influencer : les coûts logistiques et potentiellement les prix des matières premières exportées. Dans un contexte de volatilité persistante des marchés énergétiques, la RDC, en tant que pays importateur de produits pétroliers, reste particulièrement exposée aux chocs externes, posant la question de la sécurité énergétique du pays. Moïse ILUNGA

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