Hausse de Prix du carburant : le choc pétrolier mondial rattrape les consommateurs congolais
PHOTO/Structure de Prix de la zone d’approvisionnement OUEST Le gouvernement congolais vient d’ajuster les prix des carburants applicable dès ce vendredi 17 avril dans les zones Ouest et Nord, suite à la signature, ce 16 avril, d’un arrêté par le vice premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel MUKOKO SAMBA. Cette décision intervient dans un contexte de forte tension sur les marchés pétroliers mondiaux. Depuis le déclenchement de la guerre par la coalition israélo-américaine contre l’Iran, la fermeture du détroit d’Ormuz par les Gardiens de la révolution islamique a provoqué l’un des plus importants chocs pétroliers de ces dernières décennies. Ce passage stratégique assure habituellement le transit de près de 20 % du pétrole mondial. Face à cette situation exceptionnelle, l’Agence internationale de l’énergie a décidé de mettre sur le marché 400 millions de barils issus des réserves stratégiques des pays membres, soit le plus important déstockage coordonné de l’histoire, dans l’objectif d’atténuer la flambée des prix et stabiliser les marchés énergétiques mondiaux. Malgré cette mesure exceptionnelle, les coûts d’approvisionnement en produits pétroliers ont suivi la hausse du prix du baril, et depuis plus de 40 jours, le gouvernement congolais a tenté d’amortir ce choc en ajustant certaines taxes et en réduisant les marges fiscales afin de maintenir les prix à la pompe. Cependant, la persistance du conflit et le blocus prolongé du détroit d’Ormuz ont rendu cette politique difficilement soutenable. Les indicateurs clés de la structure des prix étant passées au rouge, les opérateurs pétroliers ont progressivement atteint leurs limites financières, contraignant le gouvernement à procéder à un ajustement des prix. Nouveaux prix à la pompe : Zone Ouest Essence : 2 640 FC Gasoil : 2 636 FC Zone Nord Essence : 3 350 FC Gasoil : 3 445 FC En somme, cette augmentation traduit l’impact direct de la guerre au Moyen-Orient sur les consommateurs congolais et met également en évidence la vulnérabilité énergétique de la RDC face aux chocs pétroliers internationaux, malgré les efforts du gouvernement pour contenir la hausse. Moïse ILUNGA









