HYDROCARBURES

L’actualité stratégique des hydrocarbures en Afrique

Pertes et Manques à Gagner : 2025, l’Etat congolais encaisse 44.434.356$

Selon le communiqué officiel de la cellule de communication du ministère de l’économie nationale, l’année 2025 marque un tournant décisif dans la détermination des pertes et manques à gagner; grâce aux réformes engagées, à la certification des paramètres techniques, au renforcement de la coordination interinstitutionnelle et à une meilleure traçabilité des données économiques, le mécanisme devient progressivement plus robuste et plus crédible.

Après la zone Ouest, place aux zones Sud, Est et Nord. Le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié, le 19 février 2026, un gain global de 44.434.356 USD au profit de l’État congolais pour le second semestre 2025. Ce chiffre n’est pas anodin, mais il consolide la tendance amorcée avec les plus de 22 millions USD certifiés pour la zone Ouest quelques jours plus tôt.

A cet effet, longtemps perçues comme une source de tensions entre l’État et les opérateurs, les Pertes et Manques à Gagner semblent aujourd’hui entrer dans une nouvelle phase : plus structurée, plus technique, mais aussi plus transparente. Du côté des pétroliers, le discours évolue aussi. Joseph TWITE MALOBA, président de la Commission des Hydrocarbures de la FEC/Haut-Katanga, parle d’un jeu gagnant-gagnant et reconnaît que l’État détient désormais une créance sur les sociétés pétrolières.

La ligne gouvernementale, portée par le ministre de l’Économie nationale, le Professeur Daniel MUKOKO SAMBA, reste claire : déterminer de justes prix, de justes gains et de justes compensations, avec en toile de fond la protection du pouvoir d’achat de la population, la discipline budgétaire tout en préservant la viabilité des opérateurs. Cette évolution traduit la volonté du gouvernement d’assainir progressivement la régulation du secteur aval pétrolier.

L’année 2025 pourrait bien rester comme celle où les Pertes et Manques à Gagner sont passés du statut de sujet de controverse à celui d’outil de régulation plus maîtrisé.

Moïse ILUNGA

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