HYDROCARBURES

L’actualité stratégique des hydrocarbures en Afrique

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Economie: Pénurie ou disfonctionnement dans l’approvisionnement de carburant à Kinshasa ?

PHOTO/Station Service, victoire/Kinshasa Longue file d’attente de véhicule pour s’approvisionner en carburant, il faut payer plus que prévu pour avoir un litre d’essence, transport en commun presque paralysé. Telle est la situation qu’a connu la ville province de Kinshasa le week-end dernier. A en croire le Ministre des Hydrocarbures dans un communiqué de presse publié le lundi 06 Mai 2024, cette situation est occasionnée par l’entreprise de logistique pétrolière Sep Congo qui avait suspendu les navettes de ses camions citernes pour l’approvisionnement des stations-services les nuits et le week-end. Pour autant, cette entreprise avait signalé au gouvernement par une correspondance du mois d’Avril qu’il n’était pas en mesure d’assurer la livraison du carburant le week-end ainsi qu’à des heures supplémentaires. De ce fait, tenant compte de cette réalité qui asphyxie le bon fonctionnement des transports à Kinshasa, poursuit le communiqué, le ministre sortant des Hydrocarbures a instruit la société Sep Congo de poursuivre l’approvisionnement chaque nuit et le week-end afin de faciliter le ravitaillement en carburant et éviter de tels désagréments. Tout en rassurant la population que la situation redevient, déjà, à la normale ce début de semaine. Certains observateurs avérés, par contre, ont du mal à analyser cette controverse d’opinion entre ces deux partenaires qui sont sensés mieux aborder cette problématique pour éviter la pénurie ou manœuvre dilatoire de logisticien. Est-ce les revendications de logisticien présentées ont-elles trouvés satisfactions ? Doit-on obéir aux caprices ou protéger avant tout la vie socioéconomique de kinois ? Pepito SAKASAKA

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Economie : Augmentation de prix de carburant, l’état congolais n’est pas bénéficiaire dixit teddy TENDAY

La nouvelle hausse de prix de carburant en RDC intervenue le 23 Avril dernier suscite plusieurs interrogations dans l’opinion. Une oscillation vertigineuse de prix observée depuis 2019 aux conséquences économiques incalculables qui poussent certains analystes à réfléchir sur des approches plus stables afin d’arrêter cette hémorragie. A l’instar de Teddy TENDAY respectivement président de la corporation des  importateurs occasionnels de produit pétrolier au niveau de la province du Kongo central qui aborde les circonstances de ce réajustement et éclaire sur la nature du bénéficiaire de cet acte. Propos recueilli lors de l’interview accordé à la rédaction de votre site internet Focus-hydrocarbures.org Photo/teddy TENDAY, Président de la corporation des importateurs occasionnels de P.P « …le carburant par mètre cube dans la structure de prix au niveau de droits de douane à l’importation (DDI) n’a pas changé, y compris le frais de Fond national d’entretien routier (FONER). Pour dire, lorsque vous voyez le produit pétrolier passé dans de citerne, 1m3 de carburant au niveau de DDI équivaut à 308 Fc/m3 seulement. Vous n’arrivez même pas à 600 Fc/m3 » précise-t-il, en ajoutant : « …lors de l’augmentation de prix, nous avons toujours donné l’impression de tout renvoyer à la douane mais voyez que celui qui importe 1m3 ne paye même pas 1000 Fc aux directions étatiques affectées pour cette cause dépendant du ministère de finance…ces sont les entreprises de logistique pétrolière qui sont les premiers bénéficiaires. Elles reçoivent le frais de stock par mètre cube au dos de l’état congolais ». Pour cet opérateur pétrolier, s’il faut seulement payer la douane et nous élaguer des autres taxes qui n’ont pas leur raison d’être le Congo pourra acheter un litre de carburant à 1000 Fc malgré l’inactivité d’une raffinerie. Il propose la révision de montant perçu par les directions douanières pour le compte de logisticiens. Que cela soit divisé par deux pour que le prix de carburant à la pompe soit revu en baisse. Monsieur TENDAY signale également les manœuvres dilatoires de certaines sociétés d’entreposage qui sont parfois à la base de pénurie artificielle de carburant pour saper certaines mesures atténuantes du gouvernement. Benie MONI

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Économie: Hausse de prix de carburant en RDC, qui en est bénéficiaire?

Le réajustement des prix des carburants vient d’être effectué à travers l’arrêté ministériel N°21/CAB/MIN/ECONAT/EMM/ADM/CRP/NSW/2024 portant fixation des prix des carburants dans les zones Ouest et Nord signé le 23 avril par le ministre a.i. de l’économie nationale, Eustache MUHANZI MUBEMBE. De ce fait, le prix dans la zone Ouest (Kinshasa y compris) de l’essence passe de 3225 FC à 3475 FC  et celui du gasoil passe de 3215 FC à 3465 FC soit une variation à la hausse de 7,7%. Dans la zone nord le prix de l’essence passe à 4220 FC et celui du gasoil passe à 4270 FC. Pour dire, nous subissons de réajustement en réajustement plus souvent à la hausse, d’ailleurs depuis l’arrivée de l’actuel régime le prix à la pompe a été réajusté à plus de dix fois. Parmi Les conséquences directes, on cite également la perte très considérable du pouvoir d’achat de la population. Si la corporation des opérateurs pétroliers revendiquent régulièrement la vérité de prix, les citoyens par contre constatent la détérioration du tissu social avec une inflation galopante. Malgré que les causes de ces réajustements sont diverses et complexes, la situation va de mal en pire avec le modèle de fixation des prix des carburants en RDC. Le nouveau gouvernement SUMINWA en formation est invité à se pencher sur cette question urgemment. Moïse ILUNGA

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Économie: Points forts de l’évolution sur le marché pétrolier international

La demande mondiale de pétrole devrait augmenter d’un taux plus élevé que prévu de 1,7 mb/j au 1T24, grâce à l’amélioration des perspectives pour les États-Unis et à l’augmentation du ravitaillement. Alors que la croissance pour 2024 a été révisée à la hausse de 110 kb/j par rapport au rapport du mois dernier, le rythme de l’expansion est en passe de ralentir, passant de 2,3 Mb/j en 2023 à 1,3 Mb/j, à mesure que la croissance de la demande revient à sa tendance historique tandis que l’efficacité gagne en efficacité. et les véhicules électriques réduisent leur utilisation. La production mondiale de pétrole devrait chuter de 870 kb/j au 1T24 par rapport au 4T23 en raison des fortes fermetures liées aux conditions météorologiques et des nouvelles restrictions imposées par le bloc OPEP+. À partir du deuxième trimestre, les pays non membres de l’OPEP+ devraient dominer les gains après que certains membres de l’OPEP+ ont annoncé qu’ils prolongeraient les réductions volontaires supplémentaires pour soutenir la stabilité du marché. L’offre mondiale pour 2024 devrait augmenter de 800 kb/j pour atteindre 102,9 mb/j, y compris un ajustement à la baisse de la production de l’OPEP+. De ce fait, Les quantités de brut des raffineries devraient passer d’un minimum de 81,4 mb/j en février à un pic estival de 85,6 mb/j en août. Pour l’ensemble de l’année, les débits devraient augmenter de 1,2 Mb/j pour atteindre une moyenne de 83,5 Mb/j, tirés par le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Asie. Les marges de raffinage se sont améliorées jusqu’à la mi-février avant de diminuer, le centre du continent américain et la côte du Golfe ainsi que l’Europe étant en tête des gains. À noter que Les stocks mondiaux de pétrole observés ont bondi de 47,1 mb en février. Les stocks offshore ont dominé les gains alors que les exportations maritimes ont atteint un niveau record et que les perturbations du transport maritime à travers la mer Rouge ont bloqué d’importants volumes de pétrole sur l’eau tandis que les stocks terrestres ont diminué. Les stocks mondiaux ont plongé de 48,1 mb en janvier, les stocks industriels de l’OCDE étant à leur plus bas niveau depuis 16 mois. Les contrats à terme sur ICE Brent ont augmenté de 2 $/baril en février alors que les attaques maritimes houthies en cours dans la mer Rouge ont maintenu une offre ferme sous les prix du brut. Les pétroliers empruntant la route la plus longue autour de l’Afrique, davantage de pétrole est resté sur l’eau, resserrant encore davantage le marché du bassin atlantique et plongeant encore plus profondément la structure des prix à terme du brut dans un déport. Au moment de la rédaction de cet article le lundi 8 avril 2024 le cours du Brent se clôturait à 90,5 $/baril. Moïse ILUNGA

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 ECONOMIE : Vente de pétrole lampant par le mineur, quelle conséquence ?

Agé de moins de 18ans, un mineur n’a pas assez d’information sur la vente et manipulation des produits pétroliers, à l’occurrence le pétrole lampant. Une bouteille en verre annexée d’un entonnoir tenue à la main gauche est toujours accompagnée de la frappe d’un morceau de métal attirant de la clientèle. Au niveau de l’épaule droite est attaché un bidon contenant la marchandise en réserve (pétrole lampant), ces revendeurs ambulants sont communément appelés dans le patois kinois« BANA YA PETROLE » pour dire les enfants du pétrole.   PHOTO/Lampe à pétrole « Avec le consentement de mes parents, j’étais obligé de parcourir plusieurs ruelles de mon quartier chaque soir pour vendre ce combustible. Le bénéfice assurait  certains de mes besoins et celui de mes petits parfois au prix de beaucoup de risque tels que l’insécurité, le vol et viole » se souvienne une ancienne vendeuse  qui a requis l’anonymat. En effet, ce commerce à la sauvette est plus répandu dans le milieu péri-urbain sous la barbe des autorités civiles tant policières qui doivent pour autant interdire l’utilisation abusive de plus jeunes à une telle pratique tels qu’inscrit dans la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant. En son article 58ième : « l’enfant est protégé contre toutes les formes d’exploitation économique… »  A ce stade, par non application de mesures légales sus évoquées, l’enfant est exposé aux multiples dangers. Sachant que Le pétrole lampant est un des produits pétroliers issu de la distillation du pétrole brut possédant les caractéristiques physicochimique, sa mauvaise manipulation lors du transport peut produire de l’électricité statique par frottement provoquant l’inflammation ou explosion. Son contact prolongé ou répété peut provoquer des irritations cutanées, risque de dépression du système nerveux central avec nausée, maux de tête, vertiges, vomissements… en cas d’inhalation accidentelle, le produit peut être aspiré dans les poumons en raison de sa faible viscosité et provoquer les lésions pulmonaires graves.  En plein 21ième siècle, il est inadmissible d’utiliser les enfants dans une telle vente anarchique de pétrole lampant peu importe les justificatifs. Les autorités et parents sont invités à éradiquer totalement cette forme de commerce illicite au dos des ignorants. Elysée SANDUKU

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Economie : MAY’S SERVICE nouveau shop de vente de  pneus à Kinshasa

Inauguré le 01 Mars 2024, cet établissement de vente de pneus importés vient de s’ajouter  dans le lot important de maisons commerciales qui évoluent dans ce secteur. Très répandu dans certaines communes du centre-ville de Kinshasa, cette activité est indispensable dans le charroi automobile congolais. Pour dire, il n’y a pas de déplacement en voiture ou en moto sans pneu. Outre le fait de vous apportez des pneus neufs et d’occasion de bonne qualité, notre engagement écologique vise également à donner une seconde vie à votre ancien pneu à travers plusieurs projets. Pour ce, avoir de pneus en bon état contribue à réduire le nombre d’accident sur la route précise Godfred MAYAZOLA responsable de l’établissement MAY’S SERVICE. PHOTO/Golfred MAYAZOLA, Responsable de MAY’S SERVICE En effet, en plus de diverses prestations de pneus MAY’S SERVICE vous propose aussi autres services dans le but de satisfaire vos attentes. Avec son personnel hautement qualifié, cette structure a la capacité de prendre en charge vos véhicules avec efficacité et rapidité. Trouvez différents types de pneus à un prix très abordable, préalablement il faut identifier la marque. Kinshasa, une mégapole de 13.916.000 d’habitants (Rapport INES 2020) est un marché très ouvert. Compte tenu du nombre de plus en plus croissant de véhicules, y ajouter les motos, les besoins en pneus et autres pièces de rechange sont énormes. Cela dénote une forte croissance du secteur automobile avec multi offre entrepreneuriale. Pepito SAKASAKA

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Economie : Synergie des banques pour faciliter le paiement de la dette des pétroliers

COMMUNIQUE DE PRESSE EQUITY BCDC Le 13 février dernier dans un communiqué de presse du groupe EQUITY BCDC, annonçant la syndication inédite entre 4 banques locales (EQUITY BCDC, FIRST BANK DRC SA, ECOBANK RDC et STANDARD BANK) et le gouvernement congolais représenté par le ministère (finance, économie et hydrocarbures) en vue de financer la dette du gouvernement envers les opérateurs économiques pétroliers. Pour une première en RDC, quatre banques se sont associées pour épauler face aux difficultés de paiement de la dette du gouvernement envers les pétroliers. Un montant de 123,5 millions de dollars américains a été réalisé grâce à un accord de collaboration. Cet accord centré sur la restructuration de la dette publique, repose sur une structure soutenue par la parafiscalité pétrolière. L’objectif principal est le refinancement des arriérés de subvention sur les prix des produits pétroliers accordés par l’État congolais aux sociétés pétrolières. Cette syndication vise en particulier la période 2022, une année record où la révision à la hausse du prix à la pompe a été de six fois pour un total de subvention de 400 millions de dollars américains. A cet effet, La mise en œuvre de cet accord permettrait la redynamisation des activités des entreprises pétrolières Commerciales et Logistiques. En outre, les fournisseurs manifestent beaucoup de réserve pour approvisionner la RDC parce que les sociétés commerciales sont en difficultés de paiement, ce qui explique des ruptures en répétition des produits pétroliers dans le pays. Les entreprises du secteur réclament juste une chose soit appliquée la vérité des prix à la pompe avec comme impact l’amélioration de condition sociale ou soit que le gouvernement paie régulièrement le manque à gagner. Sommes toute, certains observateurs avérés demeurent sceptiques au sujet de cet accord et espèrent la sortie de cet endettement par le retour de non subvention de produits pétroliers. Moïse ILUNGA

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Hydrocarbures : Chute des exportations des GNL du Nigeria dans un contexte de la demande locale croissante

Bien qu’il regorge les plus grandes réserves prouvées du gaz en afrique, estimées à 5 900 milliards de mètres cubes, en 2022 la première puissance économique africaine a atteint 40,4 milliards de mètres cubes (bcm) de production de gaz commercialisé. Ce qui en fait, le 3eme producteur africain derrière l’Algérie et l’Égypte selon la statistical review of world energy de l’Energy Institute. Alors que la production de gaz commercialisé a triplé entre 2002 et 2012 jusqu’à atteindre le sommet record de 49,4 Gm3 en 2020. Par contre, ces trois dernières années les exportations de GNL du Nigeria ont fortement chutés de 18% par rapport au niveau de 2020. L’approvisionnement du marché local est en augmentation constant, notamment dans le secteur d’électricité. La consommation locale de gaz a totalisé 22,1 Gm3 en 2022 représentant environ 55% de la production locale de gaz, tandis que le reste de la production était exportée sous forme de GNL. Pour la période 2012-2022 la consommation locale a bondi de 43%. La demande locale de gaz croit nettement plus rapide que la croissance de production de gaz. Moïse ILUNGA

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Économie : UNE BAISSE DE LA DEMANDE MONDIALE EN PÉTROLE SE POINTE À L’HORIZON 2050

Le train de la transition énergétique a déjà quitté la gare et les effets probants se confirment à travers différentes études réalisées par des organismes spécialisés. Tel en est le cas de l’agence internationale de l’énergie (AIE) qui confirme une baisse constante de la demande mondiale du pétrole dans son rapport annuel intitulé World Energy Outlook 2023. L’agence démontre que la demande du pétrole a atteint son niveau maximum de 102 mb/j à la fin de l’année 2020 et pourrait baisser à 97 mb/j dans le cadre de scénario de politiques déclarées. Alors que dans le cadre de scénario des engagements annoncés la tendance est encore plus basse avec une demande estimée à 93mb/j en 2030 et de 55mb/j en 2050. Par contre, en tenant compte de scénario de zéro émission nette la demande se situerait à 77mb/j en 2030 et de 25mb/j en 2050. Le rapport précise que la demande du pétrole dans le transport routier connaîtra une forte baisse en raison de la monter en puissance de véhicules électriques qui représenteront 75% des ventes de véhicules vers 2050 et une diminution de la consommation du pétrole dans le transport maritime à la hauteur de 55%. Mais cette baisse de la demande du brut sera compensée par une nette augmentation de consommation du pétrole dans le secteur de la pétrochimie et de l’aviation. Au regard de ces 3 scénarios (Politiques déclarées, Des engagements annoncés et de zéro émission nette d’ici 2050) ; les perspectives de la demande du pétrole varient beaucoup plus dans les économies en développement que dans les économies avancées. Ainsi la demande du pétrole des pays émergents seront dans une variation entre une augmentation de 20% et une diminution de 70% jusqu’en 2050 par contre la demande des pays développés connaissent un déclin compris dans l’intervalle de 35 à 85% sur la même période. Moïse ILUNGA

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Économie : Hausse du prix de carburant, Qui en est bénéficiaire ?

Le 24 octobre dernier le ministre de l’économie Vital Kamerhe a signé un arrêté portant fixation de prix de carburant. Une révision à la hausse qui fait suite aux alertes des pétroliers sur le risque d’une crise d’approvisionnement qui se ressentait déjà quelques jours auparavant avec la fermeture des certaines stations services dans la zone Est et Sud, et pour éviter toute forme de rupture d’approvisionnement la mesure idéale pour le gouvernement a été d’ajuster le prix à la pompe. Ainsi dans la voie ouest, le prix du litre d’essence est passé de 2995 franc congolais à 3225 franc congolais soit une majoration de 230 franc congolais et celui du gasoil est passé de 2985 franc congolais à 3215 franc congolais avec la même majoration pour une variation estimée à près de 8%. Plus d’un mois après cette révision à la hausse des prix de carburant, l’activité économique continue de s’exercer sans trop de perturbation, cela est dû à la décision du gouvernement de maintenir le prix du transport en commun dans la ville de Kinshasa et d’augmenter ça côte part de subvention qui passe de 1200 franc congolais à 1800 franc congolais, c’est-à-dire lorsqu’on achète un litre de carburant le gouvernement prends en charge 1800 franc congolais pour pallier aux manquent à gagner des pétroliers. Cette hausse porte un coût dure de plus au pouvoir d’achat de la population, malgré que les effets inflationnistes ne sont pas directement constatés par ce que le prix du transport en commun a été maintenu nonobstant la contestation des conducteurs comme en témoigne un chauffeur rencontré à l’arrêt kintambo magasin : « Nous sommes les perdants de cette hausse car les autorités ne nous permettent pas de modifier le prix de la course alors que ce prix a été fixé lorsque le litre d’essence coûtait 2885 franc congolais soit 370 franc congolais de différence et ça nous rends la tâche encore plus difficile pour réaliser nos quotas de versement. » A savoir, trois paramètres importants peuvent conduire à la hausse ou la baisse du prix de carburant. Notamment : le prix moyen frontière commercial(PMFC), le taux de change et le volume commercial. Le PMFC dépend fortement des fluctuations du cours du baril, le taux de change à son tour dépend de la parité entre le franc congolais et le dollar américain alors que le volume commercial dépend des quantités disponibles sur le marché. Vu l’asymétrie qui existe entre le cours du baril et le prix du carburant à la pompe, grave de constater en RDC la modification du prix à la pompe est toujours en hausse et rarement en baisse. Sachant que la valeur monétaire du franc congolais se déprécier de façon constant face au dollar américain, cela déclenche fréquemment la modification du prix de carburant. À travers l’évolution sur le marché de ces indicateurs (PMFC, Taux de change), Il est envisageable dans un futur proche de connaître une hausse du prix à la pompe. Au regard des éléments sus évoqués, reconnaissant que le prix du transport en commun est un de catalyseur principal qui booste l’inflation, le gouvernement est invité à appliquer quelques stratégies ci-après : L’augmentation de la production interne du brut (Coco) ; L’implantation des raffineries au sein du territoire national pour réduire la dépendance extérieur; Revoir le cadre juridique de la structure des prix enfin de permettre à l’état d’avoir plus de levier dans la fixation des prix. Tant que tout ces éléments ci-dessus ne seront pas mis en musique, à qui profite réellement les différentes hausses du prix de carburant ? Moïse ILUNGA

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