HYDROCARBURES

L’actualité stratégique des hydrocarbures en Afrique

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Conférence scientifique « Muanda après pétrole » 3ᵉ édition : le Professeur Dieudonné NSADISA FAKA, Hydrométéorologue, fait le point

Photo/Prof.Dr.Ir. Dieudonné NSADISA FAKA Approché par la rédaction de votre site internet Focus-Hydrocarbures.org, le Professeur Dieudonné NSADISA FAKA livre son analyse sur la pertinence de la tenue de la conférence scientifique dénommée « Muanda après pétrole » 3ᵉ édition, dont le thème principal est l’électrificité comme moteur du développement durable de Muanda : Défis, opportunité, et perspective pour l’après pétrole. Cette rencontre est prévue du 24 au 25 août 2026 dans le territoire de Muanda. Le Professeur NSADISA FAKA s’exprime en ces termes : « C’est une orientation adoptée depuis la COP29, où la communauté internationale a décidé de réfléchir et de travailler à l’après-pétrole. Aujourd’hui, les centres stratégiques se préparent à l’avènement de l’hydrogène vert. Muanda dispose de tous les atouts nécessaires pour produire cette énergie. Il s’agit avant tout d’une question de planification si nous voulons être au rendez-vous des évolutions mondiales. Cela signifie que les revenus du pétrole doivent servir à préparer et à financer la transition énergétique. » Cette analyse s’inscrit dans la logique d’une transition énergétique planifiée, adaptée aux réalités et aux spécificités de chaque région du monde, afin de répondre aux exigences climatiques contemporaines. Éminent chercheur et expert, le Professeur Dieudonné NSADISA FAKA est titulaire d’un doctorat (PhD) en hydrométéorologie et en gestion des risques climatiques. Il est également enseignant à l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA) de Kinshasa. Il cumule plus de 25 ans d’expérience dans la recherche scientifique, l’enseignement supérieur et le conseil international en matière de climat et de développement durable. Il a notamment été coordonnateur du Centre des services climatiques de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) à Gaborone, au Botswana, où il a exercé en qualité d’expert en climat. Par la suite, il a été nommé Team Leader du programme Intra-ACP Climate Services and Related Applications au sein de l’Organisation of African, Caribbean and Pacific States (OACPS), un programme destiné à renforcer les services climatiques et leur utilisation au service du développement durable dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Le Professeur NSADISA FAKA est également l’auteur de plusieurs travaux scientifiques, notamment sur les pluies extrêmes et la gestion du ruissellement à Kinshasa. Ses recherches portent principalement sur la prévention des inondations, la modélisation hydrologique et l’adaptation aux changements climatiques. Pepito SAKASAKA

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Douala Forum 2026 : vers l’adoption d’un nouvel ordre minier et des ressources naturelles en Afrique

PHOTO/Délégation de la République Démocratique du Congo au Forum Africain du Droit de Ressources Naturelles 2026 Après plusieurs jours de réflexions et d’échanges, la deuxième édition du Forum africain du droit des ressources naturelles a refermé ses portes ce vendredi 26 juin 2026 à Douala, en République du Cameroun. Placée sous le thème « Titres miniers : garanties et instruments de financement des opérations minières », cette rencontre annuelle a réuni des participants venus de plusieurs pays africains, notamment de la République démocratique du Congo, de la République du Congo, du Tchad, du Gabon et du Cameroun. « Le Forum africain du droit des ressources naturelles a été conçu pour les juristes africains, qu’ils soient ou non des acteurs du secteur des matières premières. Son objectif est de développer une expertise juridique africaine dans le domaine des ressources naturelles », a déclaré Germain Salla R., président fondateur de l’Institut des Matières Premières, organisateur de l’événement. Poursuivant son intervention, il a souligné que l’un des principaux défis de l’exploitation minière en Afrique réside dans le manque de juristes spécialisés en droit des ressources naturelles. Selon lui, ces experts sont indispensables pour accompagner les États et les entreprises dans la négociation de contrats plus équilibrés et plus favorables aux intérêts africains. Réparti en sept sessions, le forum a réuni plusieurs intervenants de haut niveau, parmi lesquels Sanda Oumarou, ministre honoraire des Postes et Télécommunications du Cameroun et expert financier, ainsi que le représentant du ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, aux côtés de nombreux spécialistes du secteur. Les différentes thématiques abordées ont permis de poser les bases d’une réflexion visant à faire des titres miniers de véritables instruments de financement des projets extractifs en Afrique. À l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées. La plus ambitieuse porte sur l’adoption d’un nouvel ordre minier et des ressources naturelles en Afrique, susceptible d’assainir durablement le secteur. Cette vision repose notamment sur la promotion des capitaux nationaux, considérés comme un levier de souveraineté économique, le développement des métiers indispensables à l’industrie minière, le renforcement de l’intégration régionale et du partage d’expériences entre États, l’adaptation progressive aux exigences de la transition énergétique, ainsi que l’optimisation des données géologiques au service d’une meilleure gouvernance des ressources naturelles. Pepito SAKASAKA

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Douala/Cameroun : la délégation de la Direction générale des recettes des ressources naturelles de la République du Congo salue l’ouverture du Forum

PHOTO/La délégation de DGRRN au Forum Africain du Droit de Ressources 2026 Arrivée dans la nuit du 23 au 24 juin 2026 à l’aéroport international de Douala, la délégation de la Direction générale des recettes des ressources naturelles (DGRRN) de la République du Congo prend part au Forum africain du droit des ressources naturelles, organisé par l’Institut des Matières Premières. Les travaux de cette importante rencontre se poursuivront jusqu’au 26 juin 2026. Composée de trois femmes et d’un homme, cette délégation a salué la qualité des échanges ainsi que la pertinence des interventions qui ont marqué la journée inaugurale du Forum. Cette édition est placée sous le thème : « Titres miniers : garanties et instruments de financement des opérations minières ». Soucieuse de tirer le meilleur profit de ces assises, l’une des membres de la délégation a suggéré au comité d’organisation de consacrer une communication aux différentes composantes d’un contrat de partage de production. La Direction générale des recettes des ressources naturelles (DGRRN) est l’organe technique du ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public de la République du Congo. Elle accompagne le gouvernement dans la mobilisation, l’évaluation et le contrôle des recettes fiscales et douanières issues de l’exploitation des importantes ressources naturelles du pays. L’institution est dirigée par M. Ted Galouo Sou. La participation de la DGRRN à cette rencontre dédiée aux ressources naturelles témoigne de son engagement en faveur d’une meilleure gouvernance, d’une valorisation accrue des richesses du sol et du sous-sol congolais, ainsi que du renforcement des capacités de ses cadres dans ce secteur stratégique. Pepito SAKASAKA

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Kinshasa : de Kin la Belle à Kin la Poubelle, l’urgence d’un sursaut collectif

PHOTO/Vue sur Kinshasa lors de l’opération de désinfestations Dans les années 1980, Kinshasa était reconnue pour sa propreté et son organisation. À cette époque, il n’existait ni Task Force de l’assainissement, ni Brigade spéciale de protection de l’environnement (BSPE), ni Régie d’assainissement de Kinshasa (RASKIN), ni Agence d’embellissement d’espace public de Kinshasa (AGEP). Pourtant, les rues étaient entretenues et le respect de l’environnement faisait partie intégrante des habitudes citoyennes. Dans la commune de la Gombe, alors appelée Kalina, un homme a marqué son époque : Mabanza TUKALAKIESE. Ce grand monsieur fut bourgmestre de la prestigieuse commune de la gombe entre 1977 et 1982. Son engagement et sa rigueur ont contribué à faire de cette commune un modèle de salubrité et de bonne gestion urbaine. Aujourd’hui, malgré la multiplication des structures et des moyens censés assainir la ville, force est de constater que nous avons considérablement reculé. Le problème ne réside pas uniquement dans les institutions, mais également dans le comportement de chacun d’entre nous. La propreté de Kinshasa ne dépend donc pas seulement des autorités politico-administratives, même si celles-ci portent une grande part de responsabilité dans la prise des décisions. Elle est avant tout une responsabilité collective. Retrouvons le civisme, le respect des espaces publics et l’amour de notre ville. C’est en changeant nos habitudes quotidiennes que nous pourrons redonner à Kinshasa l’image de la belle capitale qu’elle mérite d’être. Une ville propre commence par la conscience de chaque citoyen. Si les déchets jonchent aujourd’hui les rues, les avenues et les moindres recoins de la capitale, cela traduit malheureusement un déficit de conscience collective qui nous empêche de vivre pleinement dans un environnement sain et agréable. Kinshasa fait face à une véritable urgence écologique. Chaque geste compte. Chacun de nous a un rôle à jouer pour restaurer la beauté, la dignité et l’attractivité de notre capitale. Rédaction

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Douala/Cameroun : le financement des opérations minières au cœur du Forum Africain du Droit des Ressources Naturelles 2026

PHOTO/Vue d’ensemble du fadRN 2025 Très attendue, la deuxième édition du Forum Africain du Droit des Ressources Naturelles se tiendra du 24 au 26 juin 2026 dans la ville portuaire de Douala, en République du Cameroun. Organisée par l’Institut des Matières Premières, cette importante rencontre portera sur le thème principal : « Titres miniers : garanties et instruments de financement des opérations minières ». Cet événement, également soutenu par le ministère des Mines de la République du Cameroun, accueillera des participants venus de plusieurs pays africains, de la diaspora ainsi que d’autres continents. La problématique au cœur des échanges sera de savoir comment le titre minier peut jouer un double rôle : celui de garantie, mais aussi d’instrument de financement des opérations du secteur minier. À l’heure où les projets miniers d’envergure se multiplient sur le continent africain et où plusieurs États s’engagent davantage dans l’exploitation de leurs ressources minérales, il apparaît pertinent de s’intéresser aux opérations connexes pouvant être attachées aux titres miniers, notamment les mécanismes de garantie et de financement. Le Forum Africain du Droit des Ressources Naturelles (fadRN en sigle) est une rencontre annuelle qui regroupe des professionnels du droit et autres experts intéressés par les questions liées aux ressources naturelles, qu’il s’agisse des ressources minières ou agricoles. Il constitue un cadre d’apprentissage, d’échanges, de réseautage, de partage d’expériences et de réflexion sur les aspects juridiques de l’exploitation des ressources naturelles. Cette initiative est portée par l’Institut des Matières Premières, une entreprise de formation à haute valeur ajoutée basée à Douala. Son ambition est de former des professionnels dans les filières du cacao, du café, du pétrole, du gaz, du bois, des mines, de la banane, du coton, de l’hévéa, du riz, entre autres, dans un contexte marqué par la libéralisation des filières. Pepito SAKASAKA

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RecyTech Africa sarl place les élèves au cœur de sa stratégie pour une révolution environnementale à Kinshasa

Kinshasa fait face à un défi majeur en matière de gestion des déchets. Selon plusieurs estimations, Kinshasa produit plusieurs milliers de tonnes de déchets par jour, dont une grande partie reste non valorisée. Dans ce contexte, RecyTech Africa se positionne comme une startup innovante centrée sur la valorisation des déchets à travers la capitale congolaise. L’entreprise propose des solutions technologiques innovantes, notamment un prototype de collecte efficace destiné à faciliter le tri des déchets. En parallèle, elle mène des actions de sensibilisation visant à promouvoir une culture environnementale durable, en impliquant activement les différentes couches de la population. Face à l’ampleur du défi environnemental à Kinshasa, RecyTech Africa met en place des solutions concrètes, parmi lesquelles : la sensibilisation des élèves aux bonnes pratiques environnementales, la mise en place de bornes connectées intelligentes pour la collecte et la valorisation des déchets, la promotion du tri et du recyclage dans les établissements scolaires. Dans cette dynamique, RecyTech Africa avec l’appui de la plateforme Focus Hydrocarbures sarlu lance une campagne de sensibilisation dénommée « École Verte », destinée principalement aux élèves, à travers plus de cent écoles de la ville. Cette initiative vise à atteindre plus d’un millier d’élèves afin de les initier aux bonnes pratiques de gestion des déchets, d’améliorer la propreté des établissements scolaires et de promouvoir le tri ainsi que le recyclage dans le milieu scolaire. La campagne débute le vendredi 24 avril 2026 dans la commune de Kintambo, à l’établissement Joviemly High School. « L’objectif de cette initiative est d’impliquer les jeunes dans la protection de l’environnement dès le bas âge », explique Rudy LUYINDULA, responsable de RecyTech Africa. À travers cette initiative, RecyTech Africa invite également un appel les partenaires, entreprises et institutions souhaitant s’engager dans des actions à fort impact environnemental et social, afin d’établir une collaboration pour contribuer durablement à l’amélioration du cadre de vie à Kinshasa. Moïse ILUNGA

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Marie NYANGE NDAMBO lance l’atelier national de restitution de la COP 30

Photo/l’atelier national de restitution des activités PSE déployés à la COP 30 Le Béatrice Hôtel a servi de cadre, le 19 mars 2026, au lancement de l’atelier national de restitution des activités liées aux Paiements pour Services Environnementaux (PSE), présentées lors de la COP30. Ces assises se tiennent sur deux jours, du 19 au 20 mars. Dans son allocution, prononcée en présence de plusieurs parties prenantes, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, est revenue sur l’urgence et l’ampleur du défi climatique, ainsi que sur les décisions et orientations adoptées à Belém. « La République démocratique du Congo a, à cette occasion, porté un message clair et cohérent, axé sur la promotion des paiements pour services environnementaux comme levier stratégique de lutte contre les changements climatiques » a précisé la patronne de l’environnement. Cet atelier vise notamment à présenter les avancées et les résultats des projets pilotes, à restituer les progrès des initiatives menées par le CFC et le WWF dans le cadre du programme PSE pour le bassin d’approvisionnement de Kinshasa, mais aussi à clarifier les résultats attendus et les modalités de l’Appel à manifestation d’intérêt (AMI PSE), ainsi que les processus de soumission et d’accréditation auprès de CAFI. En conclusion, la ministre a invité les participants à s’impliquer activement dans les travaux, avec un esprit constructif et pragmatique, afin de contribuer efficacement à la mise en œuvre de ces initiatives environnementales. Bénédicte MONI

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Patrimoine urbain bâti : les scientifiques congolais plaident pour la valorisation des édifices historiques

Un séminaire consacré au patrimoine urbain bâti s’est tenu le 9 mars 2026 à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa autour du thème : « Les villes congolaises et leurs patrimoines bâtis : regard critique sur les valeurs, l’identité et le développement local ». Organisée par le collectif « Séminaires Patrimoine Urbain Bâti RDC », cette rencontre scientifique visait à réfléchir sur la préservation et la valorisation des édifices historiques qui constituent une part importante du patrimoine architectural de la République démocratique du Congo. Dans son mot de bienvenue, le représentant du Directeur Général de l’Académie des Beaux-Arts a salué l’initiative de cette rencontre scientifique, tout en rappelant le rôle central que joue cette institution dans la formation artistique et la promotion de la culture en RDC. Prenant la parole pour le mot de circonstance, la professeure Anya DIEKMAN a développé la notion de patrimoine, qu’elle définit comme l’ensemble des biens matériels et immatériels transmis par les générations passées et que la société actuelle se doit de préserver pour les générations futures. Intervenant sur la question du patrimoine culturel et des valeurs identitaires en milieu urbain congolais, le professeur Placide MUMBEMBELE de l’Université de Kinshasa a souligné que le patrimoine constitue un élément fondamental de l’identité d’une ville. Pour illustrer son propos, il a évoqué l’exemple de l’Échangeur de Limete, devenu un symbole auquel de nombreux habitants de Kinshasa s’identifient, à l’image de la Tour Eiffel qui représente un repère identitaire majeur pour les Parisiens. Selon lui, l’ignorance du patrimoine culturel congolais s’explique en grande partie par l’absence d’une stratégie nationale de sauvegarde. Il a ainsi plaidé pour la mise en place d’une politique efficace de sensibilisation, d’identification et de valorisation des patrimoines culturels. Pour sa part, Maître Timothée MUKENG, avocat et directeur général de la SOCITEC, est intervenu sur la dimension juridique du patrimoine. Il a expliqué que celui-ci peut être appréhendé sous deux angles : d’une part, les patrimoines issus des sociétés précoloniales, régis par les us et coutumes ; et d’autre part, ceux des sociétés postcoloniales, encadrés par différentes ordonnances et lois adoptées par l’État. Il a également souligné que l’évolution de la société congolaise a conduit à une multiplication des textes juridiques et des institutions, entraînant parfois des chevauchements de compétences, une pluralité d’acteurs et une superposition de certains titres de propriété. Clôturant le panel, le professeur Médard TAMBWE, consultant en tourisme, a présenté plusieurs exemples de patrimoines bâtis de la ville de Kinshasa, depuis la période coloniale jusqu’à nos jours. Il a insisté sur la nécessité pour la jeunesse congolaise de s’approprier ces édifices historiques afin d’en assurer la préservation et la transmission aux générations futures. Les échanges entre participants et intervenants ont permis d’enrichir la réflexion sur les enjeux liés à la protection et à la valorisation du patrimoine urbain en République démocratique du Congo. Moïse ILUNGA

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Kinshasa : Léon MULUMBA face à la spoliation de l’espace académique de l’ISPC

La dynamique d’assainissement de la capitale se confirme de plus en plus grâce à l’engagement sans faille du Ministre provincial de l’Environnement, de la Propreté et de l’Embellissement de la ville de Kinshasa, Léon MULUMBA, qui œuvre pour restaurer un environnement sain au bénéfice des Kinois. C’est dans ce cadre que ce proche collaborateur du Gouverneur Daniel BUMBA s’est rendu dans la commune de Lemba, précisément à l’Institut Supérieur Pédagogique Catholique (ISPC). Accueilli par la Directrice Générale de cet établissement d’enseignement supérieur, le ministre, après échanges et explications, a pu constater avec sa délégation la spoliation de cet espace, occupé par diverses activités, y compris un poste de police installé sur la clôture de l’institution. PHOTO/Ministre Provincial Léon MULUMBA inspecte la clôture spoliée de l’IPSC La Sœur Professeure Véronique LUNDOLO, Directrice Générale de l’ISPC, s’est exprimée en ces termes : «je suis satisfaite de la descente du Ministre. Si sa collaboration et celle des autres autorités peuvent nous aider à déplacer toutes les activités installées de manière anarchique sur notre clôture, puis à les réinstaller à un endroit approprié, cela permettra de libérer l’institut pour le bien de la jeunesse ». L’élimination de ces activités autour de la clôture de cet institut représenterait un retour à l’ordre, un renforcement de l’esthétique digne d’un espace dédié à la formation intégrale de la jeunesse, et permettrait de préserver la quiétude au sein de cet  établissement. Pepito SAKASAKA

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Kinshasa, nécropole des bouteilles en plastique

Kinshasa, mégapole de plus de 15 millions d’habitants, fait face à un grave problème environnemental lié à la mauvaise gestion des déchets urbains, notamment les déchets plastiques visibles dans les rues, les rivières et les caniveaux. Ces déchets, majoritairement issus de l’eau et des boissons embouteillées, envahissent les espaces publics et bloquent les canalisations, transformant les pluies en véritables inondations. Origines du problème Surconsommation de plastiques à usage unique. Chaque jour, des milliers de bouteilles d’eau, de jus et de sodas sont utilisées sans qu’il n’existe un système de recyclage approprié. L’absence d’infrastructures adéquates pour le tri et la gestion des déchets entraîne un abandon massif de plastiques dans l’environnement. Manque d’éducation environnementale et d’équipements publics. Le déficit de sensibilisation à la propreté urbaine, combiné au manque de poubelles accessibles, aggrave la situation. À cela s’ajoute la faible implication des entreprises d’embouteillage, qui ne prennent pas suffisamment en charge la gestion des emballages après leur consommation. Conséquences écologiques et sanitaires Inondations fréquentes: les bouteilles en plastique bloquent les canalisations et entravent l’écoulement normal des eaux de pluie, provoquant des inondations parfois dévastatrices. Contamination des cours d’eau. Une part importante de ces déchets se retrouve dans la rivière Ndjili, le fleuve Congo et d’autres affluents, mettant en péril la vie aquatique et dégradant la qualité de l’eau. Dégradation du cadre de vie et risques sanitaires. L’accumulation de déchets rend l’environnement urbain insalubre et nuit à l’image de la ville. Elle génère des odeurs désagréables et favorise la stagnation d’eau dans les bouteilles abandonnées, un terrain idéal pour la reproduction des moustiques. Cela augmente les cas de paludisme, de choléra et d’autres maladies hydriques. Pollution persistante. Le plastique met entre 100 et 500 ans à se décomposer, libérant des micros plastiques dangereux dans le sol et dans la chaîne alimentaire. Une urgence écologique : quelles solutions ? Pour faire face à cette insalubrité chronique, plusieurs actions prioritaires peuvent être mises en œuvre : Mettre en place un système local de tri et de recyclage, notamment via des centres communautaires gérés par des jeunes ou des associations locales ; Encourager la réutilisation et la production d’emballages biodégradables et écologiques ; Renforcer la sensibilisation citoyenne, grâce à des campagnes médiatiques et éducatives dans les écoles, quartiers et marchés ; Soutenir les initiatives vertes, en accompagnant les start-ups congolaises spécialisées dans le recyclage (briques, pavés, meubles, etc.) ; Impliquer les entreprises productrices, à travers une taxe écologique ou un système de consigne obligeant la récupération ou le recyclage des emballages ; Adopter et faire respecter une politique urbaine stricte en matière de gestion des déchets. La pollution plastique à Kinshasa n’est pas une fatalité. C’est un défi collectif qui requiert la responsabilité de tous : citoyens, entreprises et pouvoirs publics. En transformant ces déchets en opportunité économique et écologique, Kinshasa peut devenir un modèle africain de gestion durable des plastiques et de résilience environnementale. Moïse NYEMBO

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