
Photo/Min. des Hydrocarbures, aimé SAKOMBI MOLENDO
Lors de la 42eme réunion du conseil de ministres, le ministre des hydrocarbures son excellence Aimé Molendo SAKOMBI a présenté la note d’information de découpage complet de 52 nouveaux blocs pétroliers ouverts à l’exploration dans le bassin de la cuvette centrale. Lancer en 2022, le processus d’appel d’offres des 27 blocs pétroliers et 3 blocs gaziers a été officiellement annulé en octobre 2024. A ce stade, cette mesure prise était la résultante des quelques griefs décriés notamment les dépôts de dossiers tardifs, les candidatures incomplètes…y compris la communication insuffisante qui a laissé place à une vive opposition et inquiétude de certaines officines dont l’argumentaire le plus saillant était le chevauchement de certains blocs dans les aires protégées suscitant à tort ou à travers un tollé national et international.
Ceci dit, des plateformes à l’instar de Corap RDC, Greenpeace Afrique …voyaient une menace directe sur la biodiversité, le climat et les droits des communautés locales appelant même au boycott du processus. Eu égard à cela, ce découpage est le résultat d’une étroite collaboration entre le ministère des hydrocarbures et de l’environnement et développement durable tout en rectifiant le tire. Cela démontre les efforts entrepris par le gouvernement congolais à travers le ministre des hydrocarbures Molendo SAKOMBI de relancer à un avenir proche le processus d’appels d’offres en renforçant la transparence, des consultations auprès des communautés locales et la responsabilité environnementales ainsi que l’incitation fiscale en vue d’attirer des investisseurs privés nationaux et multinationaux.
En outre, comme dans un jeu de ping pong, certaines ONG environnementales relancent à l’aveuglette leur stratégie sournoise qui consiste à ternir l’image de ce découpage des nouveaux blocs pétroliers ouverts à l’exploration, brandissant comme dialectique la destruction de la biodiversité, du climat et l’intox des communautés locales afin d’obtenir l’échec de ce programme et le désintéressement des opérateurs économiques.
« Pourquoi ces plateformes ne se sont-elles pas montées au créneau lorsque l’Union Européenne avait signé un accord avec le Rwanda impliquant illicitement l’exploitation minière des ressources de la RDC? Pourquoi elles ne s’élèvent pas lorsque les intérêts de la RDC sont bafoués en rapport avec les crédits carbones ? Qu’est-ce qu’elles apportent du concret aux communautés locales ? Combien reçoivent-elles de la part de leurs bailleurs de fonds ? Combien arrive-t-il réellement à ces communautés locales qu’ils prétendent défendre ? Combien gagnent-ils les responsables de ces plateformes » ? S’interroge Moïse ILUNGA (Économiste énergétique) qui appelle ces compatriotes à la vigilance et au discernement face aux discours fallacieux de toutes ces organisations non gouvernementales qui ont leurs agendas cachés. Il nous faut se poser des bonnes questions pour mieux comprendre leurs stratagèmes précise-t-il en ajoutant : « ces questionnements peuvent nous pousser à mieux comprendre leurs actions hostiles aux encablures impérialistes ».
A savoir, L’exploitation de ressources en hydrocarbures relève de la souveraineté des états, l’exemple concret, l’Allemagne qui avait abandonné l’exploitation du Charbon n’a pas hésité à relancer la production lorsque la guerre a éclaté en Ukraine en 2022 car cela impliquait directement sa souveraineté énergétique. La Norvège bailleur de fonds majeur des ONG environnementales tire une part importante de ses revenues des hydrocarbures. Selon quelle logique, leurs acolytes interviendront pour empiéter l’élan de valorisation du potentiel en pétrole et gaz de la RDC. N’est-ce pas maintenir ce pays dans la pauvreté ?
C’est simple à comprendre, l’approche occulte est de maintenir la RDC comme un géant aux pieds d’argile, alors que le développement d’un pays passe irréfutablement par la consommation et production de l’énergie. Pour autant, leur vocation ultime devrait être celle d’accompagner le développement en intégrant le secteur énergétique comme priorité. D’aucun ignore que les énergies renouvelables ne couvrent pas la totalité de besoins des habitants de la terre actuellement au même diapason que les énergies fossiles.
In fine, il ne sera plus question de se faire dominer sur le plan communicationnel par ces plateformes. Qu’elles fassent preuve de retenu face à ce projet d’autant plus que ce découpage de 52 nouveaux blocs pétroliers balise le chemin pour un nouveau appel d’offre qui redonne espoir à la population congolaise. Encourageons la politique du gouvernement qui est d’explorer et de produire durablement du pétrole en tenant compte des aspects environnementaux majeurs.
Rédaction