HYDROCARBURES

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Pertes et manques à gagner : le gouvernement confirme le paiement des arriérés dus à la profession pétrolière

Le ministère de l’Économie nationale a confirmé, dans un communiqué officiel daté du 12 janvier 2026, la mise à disposition des ressources financières nécessaires auprès des banques commerciales en vue du paiement des pertes et manques à gagner (PMAG) dus aux sociétés pétrolières opérant en République démocratique du Congo. Selon ce communiqué, signé par la cellule de communication du ministère, ces paiements concernent principalement les PMAG du premier et du deuxième trimestre de l’année 2025, lesquels ont été totalement apurés sur instruction du ministre de l’Économie nationale, Daniel MUKOKO SAMBA.

Le gouvernement indique également avoir procédé au règlement des arriérés des exercices 2020 et 2021 au bénéfice des sociétés pétrolières de la zone Sud (Katanga). Ces opérations incluent par ailleurs le paiement des dettes contractées par certaines entreprises pétrolières nationales envers les sociétés de logistique, notamment SEP-CONGO SA, SOCIR et COBIL SPSA, au titre de la même période. S’agissant des pertes et manques à gagner du troisième et du quatrième trimestre 2025, le Ministre de l’Économie Nationale rassure que leur paiement interviendra après la certification du quatrième trimestre, prévue pour la fin du mois de janvier 2026 par le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP). Le paiement des pertes et manques à gagner du premier et du deuxième trimestres 2025, ainsi que l’apurement partiel des arriérés de 2020 et 2021, traduit une volonté des autorités de réduire le passif accumulé vis-à-vis de la profession pétrolière.

Ceci dit, cette démarche vise principalement à : restaurer la liquidité des sociétés pétrolières ; préserver la continuité de l’approvisionnement en produits pétroliers. Les pertes et manques à gagner correspondent au mécanisme de compensation par lequel l’État rembourse aux sociétés pétrolières la différence entre le coût réel d’importation et de distribution des produits pétroliers et les prix administrés à la pompe, lorsque ceux-ci sont maintenus en dessous du niveau du marché afin de protéger le pouvoir d’achat des consommateurs.

En toile de fond, la question centrale demeure celle de la soutenabilité à long terme du système des prix administrés, dans un contexte marqué par la volatilité des marchés internationaux et les contraintes budgétaires internes.

Moïse ILUNGA

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