HYDROCARBURES

L’actualité stratégique des hydrocarbures en Afrique

Certification des pertes et manque à gagner dans le secteur pétrolier : face aux accusations, Mukoko Samba réagit avec fermeté

PHOTO/Daniel MUKOKO SAMBA, Ministre de l’économie nationale

Accusé de manipulation de chiffres et d’introduction de sociétés fictives dans le processus de certification des pertes et manque à gagner dans le secteur pétrolier, le ministre de l’Économie nationale, Son Excellence Daniel Mukoko Samba, est sorti de son silence. Face au tollé médiatique grandissant, la cellule de communication du ministère a publié, le jeudi 4 septembre 2025, une tribune apportant des clarifications précises sur la méthode de certification utilisée, tout en réfutant catégoriquement les accusations portées contre le ministre.

Depuis son entrée en fonction, Daniel Mukoko Samba s’est distingué par des mesures fortes dans le secteur des hydrocarbures. En octobre dernier, il a notamment initié une baisse des prix à la pompe, saluée par de nombreux consommateurs. Plus encore, il a entrepris de réduire drastiquement les montants versés aux entreprises pétrolières au titre des pertes et manque à gagner, permettant ainsi à l’État congolais de réaliser d’importantes économies.

Un processus encadré et multisectoriel

Selon la tribune, la certification des pertes et manque à gagner repose sur un processus technique rigoureux, coordonné par un comité interinstitutionnel composé de représentants de : la Présidence de la République, la Primature, les ministères de l’Économie, des Finances et des Hydrocarbures, la Banque Centrale du Congo (BCC), la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), les sociétés pétrolières opérant en RDC (approvisionnement, logistique et commercialisation), la Fédération des Entreprises du Congo (FEC).

Cette composition garantit une transparence maximale, chaque acteur jouant un rôle clé dans la chaîne de vérification des données. Le ministère des Hydrocarbures, à travers sa commission de certification des volumes, fournit les rapports de base ; la DGDA identifie les importateurs et valide les opérations douanières ; AUTHENTIX, bras technique du ministère, assure le marquage moléculaire des produits ; enfin, les sociétés de logistique confirment les volumes stockés.

Le processus de certification est encadré par l’Arrêté interministériel n°008/CAB/VPM/MIN/ECONAT…/2024, qui définit les formules de calcul et les conditions d’éligibilité. Une fois les pertes ou gains évalués, les experts procèdent à un croisement avec les créances fiscales dues à l’État par les sociétés concernées. Deux cas de figure se présentent alors : en cas de perte, l’État rembourse les montants dus à la société ; en cas de gain, c’est la société qui restitue le montant excédentaire à l’État. L’ensemble de l’opération est consigné dans un rapport d’expertise, signé par toutes les parties prenantes.

Un processus collectif, transparent et vérifiable

Contrairement aux accusations relayées par certains médias et sur les réseaux sociaux, la cellule de communication du ministère affirme que toute manipulation des montants ou l’introduction de sociétés fictives est impossible, en raison de la collégialité du processus, de la traçabilité des données et de leur accessibilité. Chaque acteur du comité peut, à tout moment, vérifier et contester une éventuelle anomalie.

Le processus s’articule autour de deux étapes clés : primo, La détermination technique des pertes ou gains par le comité de suivi ; secundo, La notification officielle des montants éligibles au remboursement, via une lettre signée par le ministre de l’Économie, conformément à l’article 2 de l’Arrêté précité.

Par ce communiqué détaillé, le ministre Daniel Mukoko Samba entend balayer les allégations portées à son encontre et réaffirme son engagement en faveur d’une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques dans le secteur pétrolier. Loin des manipulations politiciennes, il appelle l’opinion publique à se référer aux faits et aux textes officiels pour juger objectivement son action.

Moïse ILUNGA

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