HYDROCARBURES

L’actualité stratégique des hydrocarbures en Afrique

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Betty BAMBA : Une Sentinelle de la Culture Africaine pour la Jeunesse Congolaise

PHOTO/Betty BAMBA à Kinshasa Kinshasa, RDC À une époque où la mondialisation efface peu à peu les repères culturels traditionnels, une voix se lève avec passion et détermination : celle de Betty BAMBA, une femme visionnaire qui s’est donnée pour mission de réconcilier la jeunesse congolaise avec son identité culturelle africaine. Militante culturelle et entrepreneure sociale, Betty BAMBA s’est imposée comme l’une des figures majeures de la renaissance culturelle en République Démocratique du Congo. Face à la montée d’un certain désintéressement des jeunes envers leur patrimoine, elle œuvre inlassablement à restaurer la fierté et la connaissance des valeurs africaines.  « Nos traditions ne sont pas un poids du passé, mais une source de sagesse et de force pour l’avenir », affirme-t-elle avec conviction. À travers sa structure, Betty BAMBA organise des ateliers, des conférences, des festivals culturels et des expositions dans les écoles et les universités, avec pour objectif d’enseigner aux jeunes l’histoire, les langues locales, les danses traditionnelles, la gastronomie, l’artisanat, et surtout les valeurs comme le respect des anciens, la solidarité et le sens de la communauté. Elle met également en lumière des figures historiques africaines oubliées, des proverbes ancestraux et des rites symboliques, tout en les contextualisant dans la vie moderne. Son approche, à la fois pédagogique et créative, capte l’attention d’une génération souvent tiraillée entre TikTok et traditions. Betty dénonce le mimétisme culturel qui pousse de nombreux jeunes à rejeter leur africanité au profit de modèles importés. Pour elle, cette déconnexion est une forme subtile de néo-colonisation mentale.  « Revaloriser nos cultures, ce n’est pas être contre l’Occident, c’est être pleinement nous-mêmes dans un monde globalisé », insiste-t-elle. Betty BAMBA inspire ainsi une génération de femmes africaines à devenir, elles aussi, des gardiennes du patrimoine. Betty BAMBA n’a pas la prétention de changer le monde seule, mais elle plante des graines de conscience dans les cœurs de la jeunesse congolaise. Dans une société en quête de repères, elle représente cette flamme qui éclaire la voie vers un avenir enraciné dans la richesse culturelle africaine. Bénédicte MONI        

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Formation: Les finalistes en pétrochimie de l’ITPP1 visitent SOCIR de Muanda

Les onze élèves finalistes en pétrochimie de l’institut Technique et Professionnel Passio1 (en sigle ITPP1) de l’Est de Kinshasa ont embarqué pour Muanda dans la province du Kongo centrale le 01 Avril 2024 pour une visite d’une semaine à la Société Congolaise de l’Industrie de Raffinage (SOCIR) dans le but d’avoir une image concrète  des activités pétrolières et corréler la théorie apprise en classe à la pratique. Accompagnés de leur préfet des études, Père Recteur cédric MOKO MWANET et des quatre autres encadreurs des branches différentes pour une orientation afin de mieux appréhender certaines réalités d’une raffinerie. « C’était une visite guidée riche en connaissance et pratique d’où les élèves eux-mêmes étaient au centre de la manipulation sous la supervision des guides » révèle le père recteur Cédric MOKO MWANET. Renchérit-il : « nous étions bien accueilli par la SOCIR, cette dernière a manifesté à quel point qu’elle a besoin des Jeunes bien formés pour assurer la relève ». Les finalistes étaient émis de joie au point de saluer  l’avènement de leur éminent recteur qui a pu valoriser la dite option pour répondre aux défis de formation de main d’œuvre capable d’intervenir sur toute la chaîne des activités pétrolières. Ceci est un investissement à la formation des jeunes tout en sachant que celui qui a l’information a le pouvoir. PHOTO/FINALISTES ET ENCADREUR DE ITPP1 AU LABO SOCIR-MUANDA Pour sa part,   Levi ONAKOY un des encadreurs professeur en gestion de stock et sécurité industrielle précise que ce pèlerinage était très bénéfique pour concilier la théorie à la pratique en visitant les installations de la SOCIR et réaliser quelques expériences au laboratoire. Cela constitue également une belle orientation pour le choix de filière universitaire de nos élèves. C’est maintenant une accoutumance pour cet établissement d’enseignement technique au cycle secondaire d’organiser une telle visite pour les élèves finalistes en pétrochimie. Cela traduit la volonté d’offrir une formation de qualité pour une option considérée comme pépinière de la main d’œuvre dont a besoin le secteur des Hydrocarbures de la RD Congo pour relever les défis économiques de ce grand pays potentiellement riche en pétrole et gaz. A signaler, l’Institut Technique Professionnel Passsio (ITPP 1) est le seul établissement qui a une option consacrée à la pétrochimie se trouvant dans la commune de Kimbanseke. Crée en 1973 par les religieux de la congrégation des pères passionistes.  Elysée SANDUKU

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Mines: Accord sanguin Union Européenne-Rwanda désavoué par les congolais

La commission Européenne annonce le 19 février dernier avoir signé un protocole d’accord avec le gouvernement Rwandais dans le cadre du développement de chaînes de valeurs pour les matières premières critiques. Selon l’Union Européenne, ce protocole d’accord vise à valoriser l’exploitation des minerais par le Rwanda qui est considéré comme un acteur majeur au niveau de l’extraction de tantale, de l’étain, du tungstène, de l’or, niobium, de lithium et de terres rares par l’U.E. Pour les Européens, ce partenariat permettrait de sécuriser de manière pérenne l’approvisionnement en matière première critique. Dans le cadre de sa stratégie « Global Gateaway » pour atteindre les objectifs en matière d’énergie verte, l’U.E a déjà signé ce genre d’accord précédemment avec le Canada, l’argentine, l’Ukraine, le Chili et désormais avec le Rwanda. A Kinshasa, le gouvernement congolais exprime son regret de voir le Rwanda se permettre de détenir toutes ses matières premières critiques alors qu’il subit l’agression dans sa partie Est orchestrée par  les rebelles du M23 qui contrôlent plusieurs localités dans le Nord-Kivu. L’honorable Julien PALUKU (Ministre sortant de l’industrie et notable du Nord Kivu) n’a pas lié sa langue: « sans les minerais de la RDC, le Rwanda serait asphyxié car il vit de pillage de ressources naturelles ». Bien que l’Union Européenne reconnaît le soutien du Rwanda aux rebelles pour occuper illégalement les richesses du territoire congolais, la question qui se pose est de savoir si cette institution défend toujours ses valeurs prétendant être universelles ou alors elle jouet à un maitre de chœur scandant de chant à l’honneur de multinationales? Avec l’infatigable soutient qu’apporte l’U.E à l’Ukraine, la population congolaise s’étonne que cette structure ne fait pas pareil avec la RDC qui est aussi agressée par son voisin le Rwanda. L’U.E devrait prendre des sanctions économiques contre le Rwanda mais à la grande surprise de la majorité des congolais, elle signe cet accord de sang avec un pays  agresseur et criminel. « Les congolais n’en peuvent plus de votre approche néocoloniale au service des multinationales européennes. Alors cessez s’il vous plait, écoutez-les et déchirez cet accord » extrait du discours de Marc BOTENGA député PTB du parlement européen. D’aucun ignore que le conflit à l’Est de la RDC est un enjeu de contrôle des gisements miniers et autres ressources naturelles. «  Tout le monde sait que le Rwanda n’a même pas un gramme de ces minerais dits « critiques » dans son sous-sol », a insisté le président Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, lors de sa récente participation au briefing face à la presse animé par le Ministre de la communication. A savoir, L’Union Européenne est très mal engagée, car c’est comme si elle faisait la guerre à la RD Congo par procuration. Voulant surveiller les dernières élections pour dire qui a gagné, qui a perdu, elle qui nous donne à la longueur de journée des leçons sur le respect des droits de l’Homme est maintenant en train de prêcher par le plus mauvais exemple. Quand vous achetez le produit d’un receleur, vous êtes vous-même coupable de vol. Selon plusieurs observateurs  artisans de paix, ce protocole d’accord est perçu comme la mise en place de légitimité des pillages des ressources congolaises via le marché illicite au profit du Rwanda voisin et marionnette. Pour les congolais, cet accord de l’UE avec le Rwanda est un choc aux allures méprisantes des européens envers la souffrance congolaise qui dure plus de trois décennies. À quand prendra fin ce comportement ambigu et hypocrite des partenaires classiques de la RDC? Moïse ILUNGA

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