Un long moment d’attente, une réception assurée par le coordonnateur du cabinet du ministère des Hydrocarbures, ainsi qu’un échange jugé tendu et peu conciliant : tels sont les faits qui, selon plusieurs sources, illustrent le malaise et le sentiment d’humiliation ressentis par la délégation venue de Muanda, accompagnée de la jeunesse locale, lors de l’audience tenue le 07 janvier 2026 à Kinshasa.
Initialement programmée pour le 06 janvier 2026 sur invitation officielle, la rencontre a été reportée au lendemain. Malgré ce report, les représentants autochtones ont répondu présents. Alors qu’ils espéraient un échange direct et franc avec la Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures, notamment autour de la dissolution de la Commission de Gestion des Fonds de Muanda (CGFM), ils ont finalement dû se contenter d’une rencontre qui n’a pas répondu à leurs attentes.
Selon nos sources, la notabilité muandaise entend désormais tout mettre en œuvre pour faire entendre sa voix et défendre, en dernier ressort, ses droits. Elle estime que la dissolution de la CGFM a été précipitée par la Ministre d’État, dans la mesure où cette commission gérait les fonds communautaires issus de l’avenant 9. Une telle gestion, soutiennent les notables, devrait nécessairement s’accompagner de mécanismes de redevabilité, garants d’une bonne gouvernance. Cette position a d’ailleurs été défendue lors des échanges récents au cabinet ministériel.
Pour davantage d’inclusivité et une gestion participative, la notabilité considère que la Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures, aurait dû consulter l’ensemble des parties prenantes avant de prendre une décision d’une telle portée. Le vin est tiré, il faut le boire, dit-on. Dans cet esprit, la notabilité s’engage néanmoins à collaborer avec l’autorité de tutelle afin d’assurer un meilleur suivi de ce dossier et de protéger les acquis de la CGFM au bénéfice des communautés autochtones.
En somme, cette notabilité qui regroupe les notables de chaque entité du territoire de Muanda est composée de trois communautés, à savoir les Basolongo, les Bawoyo et les Bakongo de Boma, y compris la jeunesse autochtone.