HYDROCARBURES

L’actualité stratégique des hydrocarbures en Afrique

Pétrole et Gaz : l’ombre du nouveau choc plane sur l’économie mondiale

Le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, déclenché le 28 février 2026 après des frappes conjointes sur Téhéran, s’est étendu au commerce énergétique mondial. Le lundi 2 mars 2026, alors que la crise au Moyen-Orient continue de s’intensifier, selon les premières confirmations d’observateurs maritimes et agences internationales (UKMTO, OMI), au moins deux pétroliers ont été attaqués dimanche au large des Émirats arabes unis et d’Oman, en lien avec des tirs iraniens contre des infrastructures et navires, dans le cadre de la riposte territoriale à l’escalade militaire. Cela aurait entraîné un ralentissement significatif du trafic maritime de tankers dans le détroit d’Ormuz. Le prix du gaz domestique s’envole en Europe à 50% .

Dans ce climat de forte incertitude, à l’ouverture des principaux marchés financiers le 2 mars 2026, les cours ont fortement réagi. Le cours du Brent se négocie entre 80 et 82 dollars américains, soit une variation estimée de 10 à 13 % sur les marchés asiatiques, tandis que le WTI se retrouve dans une fourchette de 71 à 73 dollars américains. Ces niveaux sont nettement supérieurs aux clôtures de la semaine dernière. Juste avant le début de cette guerre, le 27 février dernier, le cours du baril de Brent s’est clôturé à 72,5 dollars américains et le WTI à 67 dollars américains.

Si les perturbations dans le détroit devaient se prolonger, le seuil psychologique des 100 dollars le baril pourrait être rapidement atteint. De son côté Reuters rapporte que l’agence de cotations Platt’s a temporairement suspendu certaines évaluations de prix dans le Golfe à cause des perturbations logistiques, ce qui illustre l’impact direct de la crise sur les données de référence habituelles.

Dans un contexte où la RDC dépend massivement des importations de produits pétroliers raffinés, la réaction instantanée des marchés, fortement haussière et extrêmement sensible au risque géopolitique régional, doit retenir l’attention des décideurs économiques et des opérateurs du secteur.

Moïse Ilunga

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