Comme une traînée de poudre, plusieurs médias en ligne ont relayé sur les réseaux sociaux un article faisant état d’un prétendu détournement de 6 % des fonds du Comité de Suivi et de Gestion du Stock Stratégique, une commission interministérielle.
« Cet article qui circule n’engage en aucun cas le Banc Syndical. Ce qui nous engage, c’est le procès-verbal signé avec le Cabinet de la Ministre d’État et le Secrétariat général. C’est ce P.V. qui nous engage tous. En dehors de ce document, il n’existe aucun autre. Par ailleurs, 90 % des revendications contenues dans notre mémorandum ont trouvé satisfaction. Ceux qui véhiculent de fausses informations concernant les syndicalistes des hydrocarbures sont des imposteurs », a déclaré M. Mesa Kayolo Olivier, président du Banc Syndical du Ministère des Hydrocarbures, ce lundi 9 février 2026.
Rappel des faits : du 3 au 5 février 2026, le Cabinet de la Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures, le Secrétariat général ainsi que le Banc Syndical du Ministère des Hydrocarbures se sont réunis au sein d’une Commission tripartite afin d’examiner les revendications issues des résolutions de l’Assemblée générale des agents et cadres de l’Administration centrale des Hydrocarbures.
En revanche, l’article incriminé insinue que les syndicalistes du secteur des hydrocarbures exprimeraient leur mécontentement face à la gestion de la parafiscalité par la Ministre Acacia BANDUBOLA MBONGO et que près de 720 000 dollars américains seraient détournés chaque mois via un « comité de suivi » mis en place par arrêté ministériel.
Face à cette fausse information, le Ministère des Hydrocarbures tient à apporter à l’opinion publique nationale les clarifications suivantes : les allégations faisant état d’un prétendu détournement de fonds relèvent d’une désinformation manifeste et s’inscrivent dans ce qui apparaît clairement comme une cabale visant à discréditer Son Excellence Madame Acacia Bandubola Mbongo, Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures, engagée dans la mise en œuvre de réformes structurelles majeures pour le secteur.
À cet effet, le compte dénommé « effort de reconstruction et stock stratégique », mentionné dans l’article, constitue un instrument financier légal et stratégique destiné à financer des projets d’intérêt national, notamment : la construction du pipeline Kinshasa–Matadi (environ 330 km), estimée à près de 300 millions USD ; la mise en place d’unités de stockage stratégique dans les principales villes du pays (environ 15 millions USD par unité) ; la construction du terminal pétrolier de Sakania, évaluée à près de 196 millions USD, visant à lutter efficacement contre la fraude ; ainsi que la constitution d’une base de données nationale du secteur pétrolier.
Ces investissements visent à renforcer la souveraineté énergétique, la sécurité de l’approvisionnement et la transparence du secteur. Il convient de préciser que le Comité de suivi existe bel et bien et fonctionne comme un organe collégial de gouvernance. Il est composé d’environ 84 membres, comprenant des délégués de la Présidence de la République, de la Primature, des ministères des Hydrocarbures, des Finances, de l’Économie et du Portefeuille, des représentants de leurs administrations respectives, de la profession pétrolière ainsi que des experts indépendants. Ce comité assure des missions techniques tant en République démocratique du Congo qu’à l’étranger, dans un cadre strictement réglementé.
Il est également important de souligner qu’à l’issue de la séance de travail avec le Banc Syndical du Ministère des Hydrocarbures, menée sur la base d’informations complètes et vérifiées, un compromis a été trouvé, conduisant à la suspension du préavis de grève, contrairement aux fausses alertes propagées par la désinformation. Le Ministère des Hydrocarbures réaffirme son attachement aux principes de redevabilité, de transparence et de gestion rigoureuse des fonds publics. Les réformes en cours, orientées vers des projets structurants d’intérêt immédiat, peuvent susciter des résistances, mais elles s’inscrivent exclusivement dans la défense de l’intérêt général.
Enfin, le Ministère des Hydrocarbures appelle l’opinion publique à la prudence face aux informations non vérifiées et réitère sa disponibilité permanente au dialogue avec l’ensemble des partenaires sociaux.
Rédaction